‹ Histoire de la caricature et du grotesque dans la littérature et dans l'artChapitre 20 sur 102 · NOTICE | XXIII · texte numérisé non relu

NOTICE | XXIII

Ce qui suit n'a pas été écrit à la même date que ce qui précède. |

Avant de continuer cette première étude sur les caricaturistes anglais, j'écrivis moi-même à sir Ed. Landseer, qui me confirma presque tous les tristes détails de la biographie de James Gillray. :

La fin lugubre de cet artiste précédée de sept années de démence, rappelle la fin non moins lugubre d’un autre caricaturiste, Robert Seymour, qui, comme Gillray, paya cher le succès de fou rire qu'il avait obtenu pendant quinze ans de sa vie. Si je ne craignais d'avoir l'air de réparer une omission de Th. Wright, je pourrais reproduire ici deux pages au moins d'une biographie récente dans laquelle est intervenu Charles Dickens, pour faire à Robert Seymour une juste part dans l'idée première de ces aventures de M. Pickwick, qui rendirent tout d'un coup fameux le romancier jusqu'alors relativement peu connu.

Il est certain que les figures des personnages de ce club comique ne contribuèrent pas moins à la popularité de l’auteur qu'à celle de l'artiste, car elles furent multipliécs non-seu- Jement par la gravure et la lithographie coloriée, mais encore sous forme de statuettes à la manière allemande. Elles ornent encore mainte cheminée anglaise, juste assez large pour recevoir leur piédestal, recouvert d’une cloche de cristal.

Aussi bien Charles Dickens n'a jamais été de ceux qui, après avoir profité, un des premiers, de la joyeuse imagination de Robert Seymour, se ravisèrent pour le proclamer d'abord un artiste médiocre, puis un imbécile, un idiot, un âne bâté. J'ai sous les yeux depuis quelques jours les quatre-vingt-six Esquisses humouristiques de Robert Seymour ; j'ai reçu dans le temps le Figaro de Londres, le Comic Magazine, et les autres ouvrages illustrés par lui. Avec sa verve inépuisable, Robert Seymour aurait dû se contenter de punir avec son crayon, au

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