‹ Histoire de la Cathédrale de Poitiers (volume 2)Chapitre 22 sur 98 · PRO EO · texte numérisé non relu

PRO EO

* Simon , cardinaUprétre de la sainte Eglise romaine, du titre de saint

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(4422.) DE POmERS. 465

La pierre a été endommagée dans sa partie inférieure , et cet accident prive la postérité d'un renseignement généalogique que rien ne remplace ailleurs. Il y reste au moins le nom de la mère du prélat, qui était une Mathurine de Sardena ( probablement de Sardan^ petite localité de la Marche).

Outre cette épitaphe , on avait incrusté aussi une autre inscription divisée en deux moitiés égales, selon un usage bien connu du moyen âge^ dans les deux piliers

Laurent in Lucinâ , évèque de Poitiers , repose dans ce tombeau ^ dont la scolplure de marbre blanc reproduit ses traits. C'est anssi sa statue qoi s'élève revêtue des insignes da cardinalat devant le pilier le plus voisin. Quand il fut promu à cette dignité, il était archevêque de Reims, et reçnt en outre , pour soutenir cette position, Tévéché de Poitiers, dont il avait déjà été titulaire pendant plusieurs années. Il fonda dans cette église une prébende avec un gros de quarante livres pour Tentretien d'un maître de musique et de six enfants qui doivent l'apprendre de lui et aider ap service divin. Clément V, avant le partage de Tévèché de Poitiers , ayant réglé que Tévêque payerait au Chapitre , sur les fruits de la chancellerie épiscopale , une somme annuelle de cinq cents livres pour les distribu* tioos journalières, et lë payement de cette dette, qui surchargeait Tévèché, ayant occasionné de fréquentes dirficultés depuis la formation des Eglises deM aillezais et dé Luçon, il voulut y mettre fin en unissant la chefecerie de cette église au Chapitre. H unit anssi i la mense canoniale les revenus de plusieurs cures; de sorte qne tout différend a disparu sur ce sujet, et l'église se trouve dédommagée pour ses distributions de la valeur de ses cinq cents livres, et d'une autre somme de cent soixante livres annuelles que les évèques étaient tenus antérieurement de lui compter. Il a donné encore à Tévèché une rente de xii mines de blé, mesure de Chauvigny, qu'il avait acquise étant archevêque de Reims. Afin qu*on puisse donner

cbaquejour, sur les revenus du sceau épiscopal

, qui sera tenu de dire avec les enfants

une oraison pour le salut de son àme.

près Rochechouart,et sa mère Mathurine <Ie

Sardena. Priez Dieu pour lui , s*il vous plait.

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décorés par la statue du cardinal et l'autel des Enfants. Cest la même pierre, ce sont les mêmes caractères , c'est probablement ie même ciseau qu'on a employés pour Vinscription précédente. Abrités aussi derrière les stalles, ces deux titres lapidaires ont retiré de l'obscurité qui les a protégés contre les outrages révolutionnaires l'avantage d'une complète conservation^

Voici le texte de la première partie , placée à gauche au-dessus de la statue :

REVERBNDUS PATER DOMINUS SIMO DE CRAMAUDO LOCO QUODAM JUXTA RUPEM GAVARDI LEMOVICENStS DIOSGE- SIS, OLIM EPISGOPUS PICTAVENSIS, WUNC AUTEM PATRl- ARCHA ALEXAMDRINUS ET PERPETUUS ADMINISTRATOR EG- GLESLE GARGASSONENSIS FEGIT IN ISTO GHORO FIERI TUMULUM SUUM DE AIARMORE ET ALABASTRO IN QUO SE- PELIRI DISPOSUIT ET REDDITUS BONOS ANNUATIM SOL- VENDOS GUM DEGIMIS SPEGIFIGATOS IN BULLIS PAPiE ET LITTERIS DEGANl ET GAPITULI SUPER HOG GONFEGTIS DE- DIT EGGLESIiE PlGTAVENSl MEDIANTIBUS QUIBUS UNUS MAGISTER MUSIGUS ET SEX PUERI IN ARTE MUSIGA PER MAGISTRTJM INSTRUENDl DEBENT PERPETUO REGIPERE PRO SUSTENTATIONS IPSORUM UNAM PR^EBENDAM

Suit la seconde partie^ du côté opposé :

INTEGRAM IN OMNIBUS, SIGUT UNUS VERUS GANONICUS REGIPERE DEBET ET GONSUEVIT IN DISTRIBUTION IBUS QUIBUSGUMQUE ET GROSSUM QUADRAGINTA LIBRARUM NON OBTABILEM DEBENT QUE IIDEM MAGISTER ET PUERI IN- TERESSE OMNIBUS HORIS DIURNIS PARITER ET NOGTUR- NIS ET QUALIBET DIE POST MAGNAM MISSAM DIGERE GAN- TANDO REQUIEM ^ETERNAM ET GiETERA ET IN FINE ORA- TIONEM DEUS QUI INTER APOSTOLIGOS SAGERDOTES PRO ANIMA DOMINI PRiEDIGTI. HiEG AUTEM FAGTA FUERUNT ANNO DOMINI MILLESIMO QUADRINGENTESIMO QUINTO \

I Le révérend père et seigoeor Simoo, da lieo de Gramand, près Roche-

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(44!».) DE P01TIEBS. 4(»

Les bebdomadiers dont parle le testament de Cramaud, et qui nous ont apparu pour la première fois dans un titre de 1290i étaient des chanoines de second ordre» institués au nombre de six pour remplacer à tour de rôle^ pendant une semaine , les chanoines supérieurs dans leurs fonctions du chœur et de l'autel. À oe titre, chacun d'eux jouissait d'une prébende et d'une maison en ville. Ils avaient dans leur revenu la dtme du foin sur le Prél'Êvêque et le Pré-le-Roi , situés ealre les murs de ville et la rivière du Clain.

Dans la suite, les hebdomadiers furent réduits à qua-

cboaart , au diocèse de Limoges , autrefois évèque do Poitiers, maintenant patriarche d'Alexandrie eC administrateur perpétuel de Téglise de Carcassonne , s'est fait ériger dans ce choeur un tombeau de marbre et d'albàlre dans lequel il a voulu être enseveli. Il a donné à Téglisc de Poitiers des revenus annuels et des dtmes désignés dans les bulles apostoliques et les lettres des Doyen et Chapitre dressées à ce sujet ; au moyen desquels revoius a été fondée , pour Tentretien à perpétuité de six enfants de chœur et d'un maître qui doit leur enseigner la musique , une prébende entière , telle qu'un vrai chanoine a le droit et a coutume de la recevoir dans toutes les distributions ; plus un gros • de quarante livres qui ne sera point au choix '. Lesdits maîtres et.enfaots seront tenus d'assister tous les jours à toutes les parties de Tofflce du jour et de la nuit, et de chanter chaque jour^ après la grand'messe. Requiem mtemam^ eicœtera^ et à la fin l'oraison Deua qui inter apostolicoêsacerdotes, pour Tàme dndit seigneur. Ceci a été fait en l'année 4405.

* On appelait gros la portion principale du revenu d'un bénéfice qui n'était point donnée par distribution , mais payée par quartier sur le fonds de la prébende.

3 Cette clause se rapporte à une décision prise en chapitre le 30 juin 1322, et dont nous avons mentionné quelques détails ci-dessus, chapitre vi de cette 4« partie. Cramaud voulait éviter par là que la prébende^nnée à la psalette ne fut détournée^de cette destination et employée à ^m autre usage.

tre, et c^est ce nombre qu'on trouve établi dans les registres de Tan 1640 s

Quoique les titres qui nous restent de nos anciennes archives se taisent absolument sur ce point , il n'est pas douteux qu'on ne doive à la munificence de Cramaud la partie annexe des bâtiments formant la sacristie des messes et la salle capitulalre; son écusson en fait foi. Celui de Hugues de Combarel , placé tout auprès , atteste que le bon prélat dut laisser à son successeur le soin d'achever son œuvre. Nous en avons parlé iv partie , ch. III.

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