VITRAIL DE LA SAINTE -ENFANCE
(Déambulatoire sud y forme de gauche. )
Ce vitrail est un des plus affligés que nous possédions. Quatre médaillons seulement y sont passablement lisibles ; un autre se devine ; le 6^ ne peut même pas donner lieu à des conjectures; enfin , pour comble de malheur, les deux derniers n'existent plus. La fermeté des tons, la jolie bordure mêlée de feuilles dans des parallélogrammes enchaînés par des nœuds , la ressemblance du faire avec celui des trois verrières du chevet, portent à croire que c'est encore un de leurs contemporains.
Les chairs ont ici cependant une teinte pâle et blafarde qui n'est pas de bon
On doit remarquer que les bourreaux d'Hérode , que la tradition désigne comme des soldats, sont représentés dans le u» 2 comme de simples exécuteurs de bas étage ; ils n'ont point l'armure complète que nous verrons ailleurs aux guerriers de Gédéon^ vêtus comme les chevaliers du moyen âge. Aurait-on craint de profaner cet habit militaire si honoré de nos ancêtres , en le prêtant à des hommes déshonorés par le meurtre de tant d'innocentes créatures? Cette observation est applicable à tous les bourreaux de Néron et de Dèce que nous avons vus plus haut.
Les panneaux se forment ici d*hexagones élargis horizontalement. Ils se rattachent les uns aux autres par une anse placée au milieu dans la ligne supérieure du cadre , et sont bordés de rouge avec une garniture de perles jaunes. Les n^ 3 et 4 se renferment dans un même cadre dont la ligne de séparation intermédiaire est effacée sous des raccords innombrables.
Dans le n<> 5 , l'Enfant Jésus , présenté à la circoncision , est montré sous les proportions d'un adolescent. Est-ce une distraction du peintre, comme on en voit de temps à autre , ou une intention symbolique par laquelle on a souvent exprimé dans l'Enfant-Dieu la plénitude de sa toute-science cachée sous le voile de son infirmité?
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forme de àroiti