VITRAIL DE SAINT-BLAISB
(Croisée nord ^ for me. de droite , côU oueU. )
La légende Dorée, Boliandus, Baillet et les autres agiographos rapportent au 3 février l'histoire de saint Biaise , avec plus ou moins de détails que voici en substance :
Saintr Biaise était évéque de Sébaste« en Arménie. Il fut martyrisé sous Licinius, vers 316; son culte se répandit bientôt en Orient, et passa dans TÉglise latine lorsqu'on y eut transporté ses reliques. L'honneur qu'on lui fît dans celle de Poitiers est un des mille témoignages de la vénération que le moyen âge eut pour lui. Le Fouillé de 1782, p. 219^ mentionne quatre chapellenies, trois prieurés et une cure institués sous son vocable. Nous faisons sa fête le h février, le 3 étant consacré chez nous à saint Lienne ou Léonins , disciple de saint Hilaire. Il existait à Sainte-Badégonde une chapelle de saint Biaise, et une des verrières de cette église représente encore la légende de ce saint. ( f'. un Mémoire de M. Fillon, inséré aux BnlL de la Soc, des Ântiq, de l'Ouest, année 1844 , p. 484.) Il eut les côtés déchirés avec des peignes de fer , après avoir été attaché par les quatre membres à un chevalet que le Bréviaire romain décrit tel qu'on le voit ici dans le n« 6. On fit mourir avec lui sept femmes, qu'on reconnut pour chrétiennes au soin qu'elles mettaient à recueillir son sang, et l'on décapita deux jeunes enfants qui sans doute étaient ceux de quelques-unes de ces saintes femmes. C'est tout ce qu'on sait de réellement historique; les autres faits peints ici ne s'expliquent pas même par les légendaires les plus prolixes. Il faut donc laisser aux tortures des archéologues le plus grand nombre de nos médaillons, parmi lesquels nous ne pouvons reconnaître que les n<»* 6, 10 , H , 12 et 1 5. Le 8" est prpbablement une allégorie, mais fort obscurcie par le 7' et le 9*. L'inutile fragment d'un mot gâté dans ce dernier ne prouve rien ; la syllabe 6LAS du 12« est certainement déplacée. Le n" 14 nous montre l'élévation du corps saint; puis viennent dans le suivant les sept femmes /dont sans doute le martyre garnissait les \^^^ 17« et 18*^ médaillons qui ont disparu.
Les n«« 3, û , 5, 11 et 12 sont dénaturés jusqu'à en devenir plus ou rooin^ méconnaissables.
Les médaillons sont coupés en hexagones, rangés par trois sur une mèmf' ligne, bordés de perles blanches sur un fond rouge , et les vides en losanges qi" les séparent sont à fond bleu, chargé d'une fleur à huit pétales rouges ^'^ blancs disposés alternativement autour de la corolle. La bordure se compoï^^ d'une guirlande de quintefeuilles coupée par une longue bandelette blanche q»» s'élève et s'arrondit autour de la forme en serpentant : c'est une variété de la bordure précédente.
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568 HISÏOIKE DE LA CATHÉDRALE DE POITIEUS.