‹ Histoire de la cathédrale de PoitiersChapitre 68 sur 99 · VITRAIL DE MOÏSE · texte numérisé non relu

VITRAIL DE MOÏSE

( Bas 'Côté sud , première forme de gauche . )

Le sacerdoce ancien , figure prophétique du nôtre , est représenté dans la personne de Moïse et d' Aaron. Les livres de TEi^ode et des Nombres ont fourni * les sujets développés dans cette double verrière , la seule qui soit aujourd'hui coloriée au bas -côté sud. C'est encore le xiii* siècle. Elle est beaucoup mieux conservée que les autres; mais, par une fatalité qui devait apparemment s'€xercer de façon ou d'autre , voici que l'ordre des sujets a été si malheureusement interverti, qu'il faut s'attacher, pour sortir de ce labyrinthe, non à Ta suite des médaillons, mais aux numéros par lesquels nous avons rendu à chacun sa place nécessaire. La même observation s'applique à la page suivante , où se trouvent des tableaux qui devraient être dans celle-ci : tels que ^le serpent d'airain dvx no 7 , et les n»» 8 et 9 , qui , tirés de l'Exode , devraient figurer avant ceux qu'c^x^ a empruntés aux Nombres. Une autre cause est venue augmenter le m«^\. En 1833, on permit à la préfecture, installée depuis sa création dans l'ancVen évêché , d'ouvrir un oratoire sur la cathédrale. Pour effectuer ce projet , on masqua deux médaillons de la verrière , ce qui ajouta autant de tableaux ^«x quatre déjà enlevés, et Ton fit de l'espace qui contenait ces quatre dernier*^ ^^ châssis mobile. Nous verrons quelles conditions furent posées à ce sujet, et «r^ous désirons qu'on s'en souvienne.

Réduits à huit , nos médaillons sont ici orbiculaires et se suivent deujc: P^^ deux. Le fond du vitrail est bleu , coupé de barres rouges jetées dans tout ^^" champ en diagonales qui se croisent et forment des losanges sans nombre-- ^^^ ce fond règne aussi un semis de feuilles galbées d'une teinte un peu moins for^ ^^' Tous ces détails se répètent dans la forme attenante , et n'ont pas peu contr-i^" aux erreurs qui bouleversèrent toutes les données historiques.

On a entouré cette gracieuse composition d'une bande azurée, comn^e champ du vitraU, et tapissée de simples fleurs dont les expansions tourn^^ alternativement en dedans ou en dehors reposent sur une corolle jaune ; bizar'^^ assemblage de détails formant un tout qui n'a pas d'analogie dans la nature, ^^ ne se saqve des étreintes de la critique qu^a la faveur des couleurs variées qui ^ fascinent le regard.

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584 HLSTOIRK DE f.A CATHÉDRALE DE POITIERS.

VITRAIL DE RALAAM. ^

( Bas-Côté sud^ forme de droite. )

Nous avons dit la trop parfaite ressemblance de cette forme avec son animc^^xe jusque dans Tinintelligence qui a présidé à la pose de ses médaillons. Leur cr c-=)nfusion fait de leur étude un travail difficile, et c'est la Bible à la main, épm^^^nt pas à pas ses renseignements , que nous avons pu rétablir à Taide de nos ^c numéros la marche naturelle des événements qu'ils retracent L'incroyable disLM^ -action de rouvrier se trahit surtout dans les trois derniers tableaux , dont Tap ;kP^'' rition inattendue force le spectateur de revenir en arrière d*une cinquant^^ ^âne d'années dans l'histoire sainte. On voit clairement que ces faits devaient app^-ar tenir à la biographie de Moïse , et que l'espace qu'ils remplissent devait ^ «^re réservé, dans le plan du peintre, à la fin de l'intéressant épisode de Balaam, c2<i>nt nous ne voyons plus ni la colère contre son ânesse , ni la célèbre et magnifl^zx ue prophétie en présence des tentes dlsraël. Il n'est pas croyable que ces faits aim ^nt pu être passés sous silence.

Dix médaillons garnissent cette forme ; deux autres lui manquent. La bord & ire est en tout la même que celle du côté gauche.

Quelle peut être la cause de ces déplorables déplacements qui viennent , pour un si grand nombre de tableaux , dérouter les données de l'observateur? ï^^^lètre faut-il la voir dans un éloignement momentané de l'architecte , dont la surveillance aura manqué à d'inhabiles manœuvres. Ce fait se reproduit si fré<i^J^"^" ment chez nous et ailleurs, et la multiplicité des églises bâties à cette ép^o^"^ devait appeler si souvent de l'une à l'autre les directeurs des travaux , qui ^^ns doute présidaient à plus d'une en même temps, que nous nous arrêterions w olonliers à cette opinion.

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