CHAPITRE XIII
ferait la fête solennelle le lendemain de la Saint-Martial. Par acte du 2 juillet 1404-, il fonde une pitance à distribuer à perpétuité ce jour-là après la messe. Il affecte au paiement de cette distribution la moitié des rentes et fruits qu'il avait sur le mas d'Orsival, paroisse de Firmi.
Aymeric de Mercato, par son testament du 5 janvier 1406 (n. st.) , choisit sa sépulture dans la chapelle des saints Martin et Raphaël, et il y fonde une chapellenie (i).
La chapelle de Saint-Raphaël est aujourd'hui une sacristie supplémentaire pour les enfants de chœur.
Chapelle de Saint-Joseph. Jean de Cardaillac, patriarche d'Alexandrie et administrateur de l'évèché de Rodez, fit décorer cette chajielle et la dédia aux saints archanges Michel et Gabriel. Par acte du 7 mars 1378 (n. st.), il fonde deux chapellenies, un anniversaire et une pitance, pour le jour de la fête des patrons de la chapelle (2). Il avait obtenu du pape Grégoire XI (3) l'autorisation de doter toutes ces fondations, avec des biens pris dans la meuse épiscopale, savoir 30 livres tournois de rente annuelle sur la boucherie (4) de la ville de Saint- Antonin et la seigneurie à haute justice de Vabres près de Rodez.
(1) Archives de VAveyron. Tit. du chap. Caisse des chapellenies j parchemin coté lettre F.
(2) Archives de l'Aveyron. Parchemin coté L. Le joli sceau de Jean de Cardaillac est suspendu à la pièce.
(3) La bulle est datée d'Avignon, le 13 des ides d'août, cinquième année de son pontificat. V. titres du chap. de Rodez, caisse des bulles, parchemin coté lettre T.
(4) Cette rente acquise par Jean de Cardaillac, en 1378, des consuls de la ville de Saint-Antonin, leur fut revendue en 1611, pour la somme de 1850 livres tournois. Archives de VAveyron. Titres concernant la rente sur la boucherie de Saint-Antonin.
Sur le vitrail de la chapelle on distingue les arnioiries de Jean de Cardaillac : de gueules^ au lion d'argent^ couronné, armé et lampassé d'or, à Vorle de treize besans d'argent»
Nous signalerons Tinscription placée sur le mur à gauche. Les lettres gothiques sont gravées en creux sur le haut d'une pierre ayant la forme d'un écusson. Dans l'autre partie de l'écu est figurée la harpe de la maison d'Arpajon.
Voici la teneur de l'inscription :
f : HIC : JACET DNS BENGUARI? :
: DE ARPAGONE : CAOIC : RVTH :
: AiA : EJ^ : req escat : i : page : : amen : f
Ce Berenger d'Arpajon qui n'est pas même cité dans la dernière notice généalogique sur la maison d'Arpajon, était cependant un personnage considérable à la fin du XIII' siècle ; son nom paraît dans une foule d'actes. En 1297, Hugues d'Arpajon fonde l'abbaye dite de l'Arpajonie à Millau. L'acte est rédigé à Cardaillac près de Rodez, par Guillaume de Podio^ notaire public de la cité et de l'évêché de Rodez. Les témoins s'appellent Pierre de Scoraille, archidiacre, Jean Labacalaria, Bérenger d'Arpajon, frère du fondateur de l'Arpajonie, Aldebert de Pierrefort, chanoines (1).
En 1285, Berenger d'Arpajon donna au chapitre la dîme et les autres rentes qu'il percevait dans divers villages de la paroisse de Saint-Georges-de-Camboulas pour accroître
(1) Voyez une copie authentique de cet acte dans les Archives de l'église paroissiale de Notre-Darae-de-L'Espinasse, à Millau,
nu. p. u(Hês[, mniun^r , soiBifVj .i AtiCfiiS.