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CHAPITRE XIV

anciens que nous avons consultés, lui donnent seulement la qualification de citoyen de Rodez, civis Ruthenensis. Par acte du lundi après l'octave de la Pentecôte 4316, il fonde une cliapellenie dans la chapelle de Saint-Georges et de Saint-Christophe et il la dote de 15 livres rodanois assises sur un terrain qu'il possède à la rue de l'Embergue, de comdamina sua seu ieiTitorio scito in carrerià de Lanverga. La présentation du chapelain devait lui appartenir pendant sa vie, et après lui à ses descendants. Par un autre acte du jour de la Conception de la sainte Vierge, 1318, il augmenta la dotation de sa chapellenie de cinq muids de vin, mesure de Compeyre, à prendre sur les quarts et censives qu'il avait dans la paroisse de Notre-Dame de Lumenson (mairie d'Aguessac), et au mas del Pueeh; il présenta pour desservir la chapellenie Guillaume de Torène, prêtre, son parent, qui fut confirmé par le chapitre (1).

On trouve deux autres fondations de chapellenies dans la même chapelle, l'une de Begon dePenavayre, chanoine, en 1347, l'autre de Pierre Bessière, marchand de Rodez, en 1485 (2).

Par son testament du 16 janvier 1526, Guy Bessière, menuisier, lignifabri, de la cité de Rodez, et hôtelier à l'enseigne de l'Escabelle, hospitis inlersigni de la Scabela^ demande à être enseveli in corsario dicte ecclesîe cathedra'^ lis ante capellam Sancii Georgii{Z),

En 1302, une confrérie de Saint-Georges était établie dans la cathédrale de Rodez (4).

(1) Archives de l'Aveyron, fonds de l'évêché de Rodez, liasse des chapellenies, cahier de parchemin, f" 258.

(2) Archives de VAveyron, fonds du chapitre de Rodez. Caisse des chapellenies, pièces cotées S et G.

(3) Archives de l'Aveyron, fonds de l'évêché de Rodez. Registre,

(4) Archives de l'Aveyron, fonds du chapitre de Rodez. Caisse de?

i08 HISTOIRE DE LA CATHÉDRALE DE RODEZ.

Chapelle de Saint-Michel. Elle s'appela d'abord la chapelle du Saint-Esprit (1); plus tard, au xvii^ siècle, elle eut pour patron saint Michel Archange sans qu'on puisse dire ni la raison ni l'époque précise de ce changement. Aujourd'hui il n'y a point d'autel; c'est un lieu de décharge. En 1852, sans motif, on en a retiré les fonts baptismaux qu'elle renfermait, croyons-nous, depuis le xvi^ siècle.

Nous trouvons dans cette chapelle une fort belle statue de la sainte Vierge remontant au xvi^ siècle et un tombeau d'archidiacre.

La statue représente Notre-Dame portant Jésus sur le bras gauche ; l'enfant lient de la main gauche une colombe qui lui becquète le doigt et de la droite il caresse le visage de sa mère ; ils se regardent avec le plus doux sourire : leur ligure a une expression de joie et de bonheur ineffables. Celte statue, de grandeur naturelle, était autrefois peinte, et les bords du manteau étaient ornés de pierres précieuses ; on dislingue encore les trous nombreux où elles étaient enchâssées. Elle est en pierre calcaire et n'a subi que peu de dégradations. Il n'y a pas de statue meilleure dans la cathédrale sans excepter même la Vierge de M. Gayrard.

Le tombeau diffère peu de celui que nous avons décrit à la chapelle de Saint-Laurent et que nous avons attribué

privilèges. Acte curieux sur les obligations des membres de la confrérie de Saint -Georges.

(Ij Testament de Jean Ducros, curé de Blausac, diocèse de Rodez, 28 mai 1411 : « Eligo sepulturam corpori meoquando animamea abipsoegressa luerit ante capellam Sancti Spiritus ecclesie Béate Marie civitatis in lumulo ubi sepulta fuit domina mater mea, et volo et ordino quod ponalur per heredes et exequtores meos infrascriptos una tumba lapidea expensis mee exequtionis. » Arch. de l'Aveyron, caisse de Saint-Austremoine, titre coté R. Voir aussi le bail à prix fait de la dernière {ravée du chœur.

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