CHAPITRE XIV
à Jean de Via. La statue du mort porte absolument le même costume : tunique descendant jusqu'aux pieds, long manteau par-dessus ; la tête coiffée de l'aumusse, repose sur un coussin peu épais; les pieds sont appuyés contre un lion. Point d'arcatures; seulement les armoiries du défunt sont répétées deux fois sur le devant du tombeau ; elles se composent d'une simple bande sur un écu à la bordure crénelée. Sur le bord de la table on lit celte inscription en caractères gothiques :
Hic : lACET : venerabilis : vir : dominvs
GVALHARDVS : DE CIRDALIACO : ARCHIDIACONVS : ET CAN : RVTEN : QUI :
oBiiT : ANNO : DNi : M : ccc : lix : DIE : XI : MSis : mai : cvivs : aia :
REQVIESCAT : IN : PAGE : AMEN f .
Ce Gailhard de Cardaillac et non de Cirdaillac, comme l'appelle à tort notre inscription, avait fondé deux chapellenies dans la chapelle du Saint-Esprit, au revenu de vingt livres tournois. Il figure avec Bernard Hugues de Cardaillac, parmi les chanoines qui le 13 février 1349, approuvèrent les chapellenies fondées par Gilbert de Cantobre. Dans l'acte, son nom est écrit non pas Cirdalhaco mais ÇardoJliaco^ comme celui de Bernard Hugues, que l'on sait positivement avoir été de la noble famille de Cardaillac-Yarayre (1).
Les armes diffèrent autant que les noms. C'est un problème historique difficile à résoudre.
(l) Archives de l'Âveyron, fonds de l'évêché de Rodez. Registre, f 13.