‹ Histoire de la Cathédrale de RodezChapitre 151 sur 152 · EMPLOYÉS DANS LES DOCUMENTS · texte numérisé non relu

EMPLOYÉS DANS LES DOCUMENTS

Agulha, aiguille, flèche, sommet octogone et allongé en pointe d'un

clocher, page 373.

Alandir, faire, disposer, 359.

Aleya, allée, galerie. Ce mot est employé pour désigner la galerie du triforiura, 286.

Alta (1'), le vent du Midi, le haut vent. C'est l'opppsé de la biza ou vent du Nord, 353.

Anta, Hanta, banc fixe de pierre autour du chœur et des chapelles (V. Baux à prix fait des églises de Salles^Curan, page 357 et de Balsac, page 362 et 363). — Parapet, garde-corps, Dans ce sens, il est encore usité. On dit Y anta d'un puits, d'un balcon, d'un pont.

Aprendis, apprenti, encore usité en Rouergue.

Arcar, arcvoltar, voûter.

Arc-bota, Arc-boutant.

Arc-doblet, arc doubleau.

Arcvolt, arcade, archivolte.

Argentier, fabricant d'objets d'argent, orfèvre.

(1) Il s'en faut de beaucoup, que ce petit glossaire renferme tous les termes d'art cités dans le livre. Nous n'avons voulu y mettre que les mots (surtout les mots patois) les moins connus , les plus obscurs , ceux que l'on trouverait difficilement dans les lexiques. Ils appartiennent au patois du Rouergue. Plusieurs même sont encore conservés dans le langage usuel.

Arquieyra, archïere : c'est la meurtrière pratiquée dans une embrasure

voûtée et garnie de bancs de pierre, 353, 359. AsARTS, engins pour la construction.

AusiDA, ouïe, tenètre du clocher par oîi s'entendent les cloches, 359.

Ayssinas, outils pour travailler la pierre.

Baguot (J.o), engin pour monter les pierres, 298.

Boada, transport des matériaux par des chars attelés de bœufs, 312.

BoQUET, Araboquet, console ouverte en dessous, mâchicoulis, 353, 356.

Brodator, artiste brodeur, 388.

BuADA, voûte. — Peyra embuada, pierre formée en voûte, 353, 359.

Cachapietz, balustrade, parapet, 353, 358, 362.

Caminata, Caminada, presbytère, maison où sont logés les prêtres d'une

paroisse, 393.

Capiol, mur pignon, 359.

Cayre, coin, angle d'un mur, 353.

Celum, génitif cely, ciel. On emploie ce mot pour désigner la voûte de

la cathédrale, 285.

Clarayoya, claire-voie, lobes des balustrades gothiques. Un cacha piech.

de peyra de talh am claravovas bon et suffîcient, (V. surtout le bail

à prix fait de l'église deBalsac, p. 358.) Claustra, Clastra, presbytère, logement des prêtres de la paroisse,

Cloquerium, clocher.

Carraterius, charretier.

Cavalet, Cabalbol, chevalet, affût pour porter les cloches, 384. CoLADissA (porta) , herse , porte-coulisse ; en vieux français porte

colaise, 253.

CoLUMNÂ, pilier intérieur d'une église, 290.

CoMPANATGE, de cum pane, ce qui se mange avec le pain, pitance, portion des repas, 31 0 in fine.

CoNVENHABLE OU Coveguablc, âtre, foyer de la cheminée. Un fornel am vasta convenhable. (Y. pa^^e 352, le bail à prix fait du château de Moyrazès.) — Dans le Rouergue, particulièrement dans les cantons limitrophes de l'Albigeois, cobensa signifie maison.

Cranel, balcon fermé, percé d'un mâchicoulis d'où on peut lancer des projectiles sur l'ennemi, 359 in fine.

Croserius, Crosier, Crosayer, travée, portion d'une voûte golhique, c'est-à-dire en croix d'ogive ou à nervures croisées, 285 et suiv.

Crôta, Crotada, Crote, voûte, 357 et suiv.

DoBLET, arc doubleau séparant le chœur de la nef. (V. /e Bail à nrix

fait de l'église de Balsac, 361.) Ebartamen, charpente, assemblage de bois pour l'échafaudage d'une

construction, 286.

GLOSSAIRE DES PRINCIPAUX TER3IES d'aRT. 405

Elme, ornement, arabesque. Un fornel tôt de peyra talhada ara vasta convenhabla senez elme dessus. — Une cheminée toute en pierre de taille avec très-grand foyer sans manteau orné par dessus. D'après le dictionnaire de Ducange (voir le mot helmus), elme signifie heaume, casque, sommet, toit. Dans notre texte patois on n'a pas pu vouloir dire, qu'il y aurait une vaste cheminée absolument sans manteau, sans hotte, mais un manteau simple et sans ornements. (V. Prix-fait du château de Moyrazès, 352.)

Engiens, outils et macliines d'un atelier de maçonnerie, 289.

EsPÂNDiEYRAS, partie extérieure et convexe d'une voûte, 369.

EsTUDi, lieu où l'on étudie, cabinet de travail, 353.

ExcLAPARE, Sclapar, ébousiner la pierre, 289 et suiv.

Famulos artifices, garçons sculpteurs à gages, 303.

Fornel, cheminée, 352 et suiv.

Framia, décombres, plâtras, débris d'une démolition, 289 et suiv. Freghal (peyra), moellon.

FusTOR, Fusterius, Fustier, charpentier, menuisier, ouvrier travaillant le bois, 284 et suiv.

Gaule en gaule (de), manière de sonner les cloches en les balançant

latéralement, 321 et suiv.

Glieysa, Gleya, Glieya, église.

GoFFos, gonds.

IssHARTiR, enter, greffer, bâtir, 353. Terme emprunté à l'arboriculture. Jasens (las), les accouchées. (V. Carte des indulgences accordées aux

bienfaiteurs de l'œuvre de la cathédrale, 316.) Ladriers, côtés des mûrs gouterots, 358, 359. Lapicida, maçon.

Lapidicina, Lopia, carrière, 280 et suiv.

LuDAR, Lunda, pierre barlongue posée horizontalement sur les jambages

d'une porte ou d'une fenêtre, 352 Luzerna, Lucerna, jour, baie, 352

Machecol, Mâchicoulis, assommoir pour garder la porte, 359. Manorra, ManoperuSj aide-maçon Massonnier, maçon.

Merlet, merlon, créneau. Dans un mur crénelé le merlon est le plein et le créneau désigne le vide. Mais au moyen âge on prend souvent l'un pour l'autre.

Menusarias de peyra, menuiseries de pierre, compartiments composés de meneaux verticaux et surmontés d'arcatures destinées à masquer la nudité des murs, 86.

Menuserius, menuisier, sculpteur sur bois.

Nau, nef.

Nayssemens, pierres d'attente, 289.

Palma (una), clocher de forme oblongue, pouvant contenir un grand

nombre de cloches. (V. Irix-fait de l'église de Balsac, 362.) ?ARET, mur.

Pasiment, dalle, pavé. — Passimentar, daller, paver.

Pengeyre, Peingedor, Penheire^ peintre.

Pezazos, tranchées pour les fondations d'une bâtisse, 289 et suiv.

Peyreria, carrière.

Peyrier, Peyraliè, Peyrerius, maçon.

PiGNACULUM, clocher, 355.

PiLAR, Pialar, Piala, pilier intérieur de l'édifice, 285 et suiv. — Pilier extérieur ou contrefort. (V. Prix- fait de l'église de Saint- Hilaire, 355.

Plana (la), planète, terrasse d'allée des bas-côtés et des chapelles sous

les arcs-boutants, 113 en noie, 386, 300. Prial (lo), moment de la messe où l'on prie pour les morts et pour les

bienfaiteurs, 317 in fine.

PoRGUE, porche, 353.

Portanella, petite porte.

Raste, grosse corde pour monter les pierres, 314, Rauba (una) et huiî Capayro, robe et chaperon, vêtement des ouvriers

maçons au moyen âge, 287 et suiv.

Rassa, Rassieyra (peyra), moellon piqué. Il faut le distinguer de la pierre

de taille et du moellon simple appelé peyra freghal, 314, 355, 359, 364. Relopge, horloge.

Retaule, rétable, 362.

Reyre cambra, chambre qui vient après une autre chambre, 353. Rota cere, bougie roulée autour d'une roue. — C'est l'opposé de candela cere, 327.

Sala, salle, la grand'salle des châteaux du moyen âge ; celle du château de Moyrazès, située au premier étage, avait six fenêtres et deux vastes cheminées, 352.

ScoLARis, apprenti dans un métier, 282.

Sementum, mortier.

Senh, cloche.

Senherius, sonneurs de cloches, 319 et suiv. Servigial (una), une servante.

Seryidor, sans doute un dressoir ou buffet pour contenir les pièces de

vaisselle, 352 in fine.

SiMBALA, Campana, cloche, 394.

SiNDRiAs, charpente pour faire les voûtes, 289. Sot (lo), nom d'un bassin pour déposer les offrandes des fidèles, 200. Squilla, cloche de petite dimension; encore usité dans le Rouergue pour

désigner les cloches suspendues au col des animaux, 397.

GLOSSAIRE DES PRINCIPAUX TERMES d'ART. 407

Tapicerius, tapissier, artiste fabricant de tapis, 389. TocASENH, tocsin, 322.

ToRRELA, tourelle. — Torrela cayrada, petite tour carrée, 353. TouLAT ara arquetz claus (ung), une arcature de mâchicoulis. (V. le

Prix-fait de la fortification de l'église de Fors, 359. Trassayre lapidum, carrier, 312.

Trassar dictum portale, tracer les épures du portail, 293. Usshieyra, porte, 353.

Vaylet, garçon sculpteur à gages, 295.

Vergua, meneau, montant qui divise la fenêtre en plusieurs compartiments, 351.

Veyria, Yeyrial, Veyrière, Verrina, fenêtre, 289 et suiv. Veyrier, Verrinier, peintre sur verre et vitrier, 371 et suiv. Vit, escalier à vis, 357.

VoLTÂ, Yoltar, voûte, voûter, 308 et suiv.

Ymago, Ymagina, statue, bas-reliet, sculptures en général, 397 et suiv. Ymaginarius, Ymaginaire, sculpteur, imagier. Le plus ancien traducteur

de Yitruve, Martin, traduit encore sculptor par ymagier, 384 et suiv. YsTORiAS, sujets historiques représentés sur les portails des églises et

ailleurs, 292.

ADDITIONS ET COEEECTIONS

Page 2, ligne 10. Dans un vieux Fouillé du diocèse de Rodez, datant de 1686, que nous venons de rencontrer au presbytère de la Capelle-Farcel, canton de Salles-Curan, on lit ce qui suit en tête de la série desévêques : Beatus Martialis Aquitanise apostolus a coUegio apostolico in Galliam missus, priraus omnium Rutlienis elementa fidei christiana tradidit, et templum Beatse Mariée quod est cathédrale dedicavit, in quo posuit alterum solularem Beatse Marise. Credibile est B. Martialem aliquem ante discessum Ruthenis praesulem inaugurasse, sed quis sit ignoramus. Nec alius ante S. Amantiumoccurrit; ideo vulgo sed falso creditur Ruthense prothopraesul. Traditio enim fert et breviarium Ruthense S. Martialem constituisse episcopos Ruthense et Burdigalse doctrinâ vita que sanctiraoniâ inclytos, et ex monumentis per antiquse ecclesise de CinniacoB. Julianum fuisse primum Ruthense constilutura antistitera.

Page 16, ligne 7. Ne pourrait -on pas voir là aussi l'église de Saint - Pierre et de Saint-Paul construite vers cette époque et dont parlent tant nos historiens sans en fixer la date précise ?

Page 78, en note. Voici le texte aussi exact que possible de l'inscription du clocher : Anno ab incarna to Verbo 1510,4° kalendas mayas, dùm in horologio, in carapanarii vertice, parando faber invigilaret, quodam infelici sydere ardentes prunse per tabulata, magno ventorura irapetu, conjectse tantura incitârunt incendiura, ut proxima quseque rapientibus flammis, nihil eripi admodum potuerit. Cum intérim summum campanarif fastigium, coUiquatis campanis prolaberetur, quod malum huraanâ diligentiâ averti non potens omnium ordinum precibus assiduis, productis que compluriura divorura, tum sancti Amantii reliquiis, ad cœli imperium furorem posuit. Quam ignis injuriam prsestantissimi hujus cathedraHs canonici segrè ferentes, campanas multo cum increraento restituerunt. Ad... tam... casu jacturam non maxime efferatur. . . Franciscus de Stanno Ruthenensium antistes peritissimus, omne... munus capescens sponsse spiritualis...

cultor magnificus, sedium que sacrarum sedulus amplificator, ligneum prius campanile prolapsura, multo augustius maxima irapensa restauravit. Cujus vertici beatissiraae Virginis Marise simulacrum ad fabre inauratum superponi curavit. His demùrn... peractis, Omnium Sanctorum die pro festo anno 1529, toti provinciae juxtà carus... sui desiderium bonis omnibus jugiter linquens!,. béate ac féliciter obdormivit. Qui legis tu tanti prsesulis memoriam recolens apud.... intercessor fieri non nobis. Non piguerit devoto pectore dicere requiescat in pace. Amen.

Page 112, ligne 18. A toutes les autres ressources de l'œuvre il faut ajouter une imposition snr le clergé du diocèse, imposition librement consentie. En 1467, B. de Chalançon dans le synode diocésain du mois d'avril (synodus pascalis) expose aux curés réunis la pauvreté et le dénuement de la fabrique de Notre-Dame, et l'impossibilité où elle était de continuer la construction de la cathédrale. Il lui fut accordé un décime jusqu'à concurrence de la somme de 60 livres qui devait être levé au moyen d'une taxe sur les curés du diocèse. On nomma le trésorier qui ferait la répartition. (Arch, de VAveyroUj Titres du Chapitre de Rodez.)

Page 133, ligne 23. Clermont, Limoges, lisez : Narbonne.

Page 181, ligne 18. Dans le sanctuaire il y avait encore le siège du comte placé en avant de la stalle de l'évêque. Il servait jadis pour le couronnement des comtes. Cette cérémonie n'a jamais été pratiquée, nous le croyons, depuis la réunion du comté de Rodez à la couronne sous Henri IV. Mais le vieux siège comtal est toujours resté à sa place ordinaire jusqu'en 1789.

Page 247, ligne 2 et 3. Quintesimum, lisez : quingentesimum.

Page 252, ligne 8. Annales archéologiques ^ ajoutez : t. XVI, page 156.

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