‹ Histoire de la Cathédrale de RodezChapitre 38 sur 152 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

avoir reçu de la fabrique de la cathédrale de Rodez, toutes les sommes qui lui avaient été promises, moins une somme de 50 livres et trois setiers de froment. Les cinquante livres devaient lui être payées, moitié dans un an et moitié dans deux ans, à compter de la prochaine fête de saint André. Ces conditions s'exécutèrent iidèlement : André Sulpice toucha lui-même 25 livres à la Saint-André 1489 ; mais il mourut peu de temps après ; son fils et son héritier universel, Étienne Sulpice, donna quittance des autres 25 livres tournois le 3 décembre 1490 (1).

(1) Nous avons écrit Sulpice bien que le texte porte Supplici. Cette transposition de ^ est très-commune dans les titres anciens. En 1565, Jeanne d'Arpajon, abbesse de l'Arpajonie de Millau, résigne son abbaye en faveur de Louise Hébrard de Saint-Sulpice. Celle-ci demande à Jean d'Arpajon, seigneur de Sévérac, de ratifier, comme patron de l'abbaye, la résignation ; elle est toujours ainsi désignée : Loysse Hébrarde de Sainci-Supplice. Archives de Notre -Dame de Millau. Aujourd'hui, il ne manque pas de gens qui, pour dire Saint-Sulpice, disent Saint-Suplice.

Le patois de nos contrées supprime même complètement la lettre / : on dit Saupice pour Sulpice^ San-Saupice pour Saint-Sulpice.

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