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CHAPITRE IX

Hi

duits, tertiam partent questarum suarim percipere soliti sunt pro laboribus suis.

Au xvi^ siècle, l'usage sMntroduisit d'affermer les quêtes et, pour rendre les fermages plus faciles, on divisa le diocèse en cinq régions ou quartiers. Nous trouvons dans les comptes de la fabrique de 1507-1508, que la ferme de la quête delà Viadène Bedene, avait produit 20 1. 5 s., celle du pays de Broquiès Brocayresii 8 1. 5 s., celle de la Basse-Marche 12 1.*, celle du Causse Cauceris 4 1. 10 s., celle du Peyralès Peyralesii 51.5 s.

Les quêteurs ou envoyés nuncii, procuratores^ de la fabrique jouissaient dans leurs tournées de quelques prérogatives importantes. Ils étaient reçus chez les curés qui devaient les traiter honorablement. Les curés convoquaient leurs paroissiens pour l'heure marquée par le quêteur. Celui-ci qui était toujours un ecclésiastique, prenait ta parole pour exposer le but de sa mission, la pauvreté de la fabrique de la cathédrale, les privilèges spirituels accordés à ses bienfaiteurs et notamment aux fidèles qui entrent dans la confrérie de l'œuvre et il prenait les noms de ceux qui voulaient être confrères. *

Pendant toute la semaine où venaient les quêteurs de la fabrique, aucune autre quête ne pouvait être faite dans la même église.

Si les quêteurs arrivaient dans une église interdite, l'interdiction était suspendue durant toute une semaine, à moins qu'elle n'eût été prononcée pour cause d'attentat aux libertés ecclésiastiques. On pouvait y célébrer les saints offices, mais les excommuniés n'étaient pas admis.

10"^ Confrérie de l'œuvre Notre-Dame, L'institution de ces confréries avait pour but d'organiser la charité et de donner aux offrandes volontaires le caractère et les avantages d'un impôt régulier. Les évêques s'efforcèrent d'en

établir dans toutes les paroisses , ils les enrichirent de nombreux privilèges spirituels et leurs revenus furent consacrés aux travaux de la cathédrale. Un mandement de Pierre deCaslelnau daté de 1325, ordonne aux curés de bien accueillir les envoyés de la fabrique nuncii fabrice, qui munis de lettres de l'évêque, iraient dans leurs paroisses pour fonder des confréries. Il veut qu'ils pressent les fidèles de se faire inscrire dans ces confréries, et afin de leur donner l'exemple il les engage à sè mettre eux-mêmes en tête des listes pour une large cotisation annuelle. De pareilles injonctions sont contenues dans les mandements de Raymond d'Aigrefeuille de 1355 et de Faydit d' Aigrefeuille de 1365, et dans des lettres sans date de François d'Estaing. Ce dernier texte publié aux pièces justificatives n° XV, fait connaître en détail les privilèges spirituels dont les confrères jouissaient. Quant au chiffre de la cotisation il n'est indiqué nulle part ; peut-être chaque confrère avait-il la liberté de fixer le sien (1).

La déclaration de 1726 mentionne encore certains revenus dont l'origine est postérieure à l'achèvement de la cathédrale, ce sont :

Une rente de 470 livres constituée sur le clergé du diocèse de Rodez, suivant les contrats du 31 décembre 1657 et du 27 avril 1670;

Quelques petites rentes et pensions payées à l'œuvre par

(1) Dans l'excellent ouvrage de M. Léopold Delisle intitulé : Etudes sur la condition de la classe agricole et de l'état de l'agriculture en 'Normandie au moyen âge, on lit ce qui suit : « Dans la plupart des diocèses, chaque chef de famille devait annuellement un denier pour la fabrique de la cathédrale : pendant longtemps les contribuables allaient eux-mêmes à la Pentecôte, porter cet argent à la cité épiscopale. » Cela peut être vrai pour les diocèses de la Normandie ; mais, assurément, il n'en fut jamais ainsi dans le diocèse de Rodez. Pour bâtir la cathédrale, les évêques n'auraient pas usé d'appels si fréquents et si chaleureux à la piété des fidèles.

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