‹ Histoire de la Cathédrale de RodezChapitre 95 sur 152 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

de Laissac, rôtis Béate Marie, cinq quartes de froment et cinq quartes annone (1). En 1407, Guillemette Vidal de Marzials lègue à chacune des roues de Téglise de Roquetaillade, cinq deniers tournois, à chaque cierge de la même église quatre deniers tournois, aux trois lampes de l'aumône un carton d'huile. En 1663, il est question de la roue de Notre-Dame dans l'église de Saint-Félix-de- Buzeins (2).

Au luminaire se rapporte ce qu'on appelait l'office des quatre chandelles. En 1438, il consistait à faire brûler jour et nuit devant le grand autel une chandelle en cire, deux le dimanche et les fêtes simples, quatre et une torche aux fêtes solennelles. Cette fonction avait été érigée en office (3)|; celui qui en était revêtu administrait les revenus de la fondation. C'est peut-être la même chose que la chandelle de Notre-Dame que je vois mentionnée dans une charte de 1259 et dans le testament de François d'Estaing (4).

(1) Item lego perpetuo rôtis Béate Marie et Beati Blasli dicte ecciesie de Layssaco quinque cartas frumenti et quinque cartas annone. Testament de Pierre Peyranh. Parchemin original dans les Archives de la Mairie de Laissac. — Item legavit et ordinavit cuilibet rotarum ecciesie de Ruppeliza (Roquetaillade) quinque denarios turonenses , et cuilibet cereo dicte ecciesie quatuor denarios turonenses et tribus lampadibus eleemosine unum cartonem olei semel et insiraul. Reg. not. de Cobisson, notaire de Roquetaillade, dans les minutes de M'' Aliric, notaire à Millau.

(2) Annales archéologiques, XIII, p. 182. Mémoire de M. l'abbé Bousquet, curé de Buzeins, sur le Luminaire ecclésiastique.

(3) 17 mai 1379. Collation de l'office des quatre chandelles. On y lit : « Officium candelarum ecciesie cathedralis Béate Marie civitatis Ruthenensis que in choro dicte ecciesie et ante altare Béate virginis Marie ad honorem omnipotentis Dei et ejus superne matris a temporibus antiquis citra consueverunt ardere. » Archives de l'Aveyron, Registre.

(4) Dans une vente faite le 6« jour des nones de juillet 1259-, par Peironella Rinhagua de la cieuiat de Rodez et Finas, sa fille, et D. de Carcuac, son gendre, à Raymonde Certes, d'une maison située dans la cité,

Pour en avoir fmi avec l'ameublement du chœur, il nous resterait à parler du lutrin. Celui de la cathédrale de Clermont était fort beau. « Rien n'est plus achevé , dit l'historien d'Auvergne, que les deux lions de bronze adossés au milieu du chœur, et qui soutiennent les livres à l'usage du chant. )>

Le lutrin moderne de la cathédrale de Rodez ne mérite pas tant d'éloges; il est très-simplement construit en bois, sur le modèle, il me paraît, de la boiserie des stalles, sans relief et sans figures. Une description plus détaillée serait inutile.

Plusieurs évêques furent inhumés dans le chœur ; ce sont : Raymond de Calment, Pierre de Castelnau, François d'Estaing, Jacques, François et Bernardin de Corneillan, Paul-Louis-Philippe de Lusignen Lezay, et Gabriel de Voyer de Paulmy. Leurs tombeaux ne dépassaient pas le niveau du sol, et peut-être n'élaient-ils marqués que par une simple dalle de pierre ou de métal. François d'Estaing reposait suivant ses désirs au milieu du sanctuaire, au mitan du presbytaire, comme dit le P. Beau, en avant de la dernière marche de l'autel sous la clef absidale. Ses successeurs sont tous rangés à droite du côté de l'épître. La plaque en bronze du tombeau de François d'Estaing

on lit : « E sia saubut que la obra de ma doua sancta Maria a cadan e las dichas maios per almorna i dinier Rodanes a Nadal, e il candela de ma dona sancta Maria cadan a Nadal i d. Rodanes per almorna. » Archives de l'Aveyron. Fonds du chap. de Rodez. Caisse de la fabrique, parchemin original coté A. Q. — « Item veult mon dict seigneur estre donné aux quatre bassins de Rodés, c'est assavoyr de purgatoyre, de l'œuvre de sa dicte esglise, de la chandelle Nostre-Dame et du bassin de purgatoyre de sainct Amans, à chascun d'iceulx ung cscu, et à tous les autres bassins de Rodés demy escu. » Testament de François d'Estaing , évêque de Rodez, du 23 mai 1529, pris par Jean Ambessi, notaire du lieu de Ceyrac, diocèse de Rodez.

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