‹ Histoire de la cavalerie française (volume 2)Chapitre 14 sur 49 · De Marhot ( Jean -Baptiste -Antoine -Marcellin · texte numérisé non relu

De Marhot ( Jean -Baptiste -Antoine -Marcellin

16 août 1814.

2 5. De La Woëstine (Anatole-Charles- Alexis), 3 avril i8i5.

Levé par ordre du i®*" janvier 1675 et formé à Philisbourg par Charles de Fay, qui était gouverneur de cette place, ce régiment de dragons est resté en garnison à Philisbourg, a été assiégé dans cette place en 1676, et s'est fait remarquer par sa valeur pendant les quatre mois que dura le sié^e. Après la capitulation, il fut mis en garnison à Brisach, où il a demeuré jusqu'à Tannée 1680. Il avait pris en 1678 le nom de La Lande.

En 1681, il part du camp de la Saône pour aller occuper Casai. On le trouve en 1682 à Orange, en 1684 au siège de Luxembourg, en 1 685 et les années suiv^antes au camp de la Saône. En 1 688 il est appelé à Tarmée du .Rhin et il a la satisfaaion de faire à son tour lé siège de Philisbourg et d'y rentrer. Il contribua la même année à l'occupation de Manheim et de Frankenthal. En 1689 il participe à la belle défense de M. d'Huxelles dans Mayence. En 1690 il sert en Piémont sous Catinat et se trouve à la prise de Cahours et de Rivalto, à la bataille de Staffarde où il se distingue, et à la prise de Suze.

En 1 69 1 il contribue à chasser les Vaudois des vallées de Saint-Martin, de Prali et de la Pérouse, à la prise de Villefranche, Montalban, Nice, Veillane, Carmagnole et Montméliaq. L'armée sç tint sur Isi, défensive en 1 692 , et le régiment fut rappelé en Alsace en 1693. Il servit sur le Rhin jusqu'à la paix.

En 17QI, sous le nom de Vérac, il reparaît en Italie aux affaires de Carpi, de Chiari, de Luzzara, de Castelnuovo de Bormia, d'Ivrée, de Verceil, de Verrue, de Cassano, de Calcinato, de Turin et enfin de Castiglione où le marquis de Vérac est tué. Après l'évacuation de l'Italie, le régiment est employé pendant quelque temps dans la Guyenne. Il est rappelé en juillet 1707 sur la frontière du Piémont et contribue à faire lever le siège de Toulon. Il sert en 1 708 sur le Rhin et en 1 709 en Flandre où il assiste à la bataille de Malplaquet. Il faisait en 171 1 partie de Tannée de Catalogne, et en 1713 de celle du Rhin. Il est signalé cette année au siège de Fribourg.

On le retrouve en 1727, sous le nom de Vitry, au camp de la Saône, en 1732 au camp d'Alsace et en 1733 à l'armée du Rhin, où son nom figure dans toutes les opérations accomplies sur cette frontière, c'est-à-dire à Kelh, Ettlingen, Philisbourg et Klausen. A la paix, on l'envoya à Saint-Mihiel.

Devenu en 1739 la propriété du comte de

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V Hôpital, frère du marquis de Vitry, il se rend en 1 74 1 à Francfort et de là en Bohême. Il est au combat de Sahai et à la défense de Prague. En 1743^ après un séjour à Verdun, il rallie Tarmée d'Alsace et se distingue au combat de Rheinweiller avec le régiment Colonel général, et aux combats de Weissembourg et d'Augenheim en 1744. A moitié détruit à Augenheim^ il est envoyé en Bretagne pour se refaire en surveillant les côtes. Il avait son principal quartier à Quimper. En 1746 il défend Lorieilt contre une attaque des Anglais, et en i 747 après une station à Besançon, il part pour le camp de Valence et de là pour T Italie, où il est employé à la défense de la rivière de Gênes. En 1748 il est en garnison à Carpentras, Digne et Sisteron, et plus tard il est réuni à Neubrisach. On le voit en 174g à Nîmes, en 1760 à Besançon et en 1753 à Belfort. En 1754 il s'appelait La Ferronais et faisait partie du camp de Gray. Après ce camp il est envoyé à Rodez, Milhau et Souliac, passe en 1755 à Montauban et Auch, en 1756 à Belfort, et en 1757 à Besançon qu'il quitte pour rallier l'armée du Hanovre. II a fait toutes les campagnes de la guerre de Sept ans eii Allemagne. Il était à Créfeld, à Minden, à Corbach, Warbourg, Gromberg, Villingshausen, au mois de septembre 1761 à l'attaque et à la prise des retranchements d'Ostenda dt en tiovembre au

combat de Nordheim. Il fut donné au moment de la paix au vicomte de Rohan-Chabot qui prit plus tard le titre de comte de Jarnac,

Il a depuis tenu garnison en i yôS à Dôle et à Besançon, où fut effectuée sa réorganisation le 25 avril, en 1764 à Saintes, en 1766 à Toul et à Metz, en 1769 à Alby et Castres, en 1771 à Strasbourg, en 1773 à Clermont-Ferrand, en 1775 à Montauban, où il reçoit le 3® escadron de chasseurs de la légion de Soubise, avec le numéro 19 de Tarme des dragons, en 1776 à, Strasbourg, en 1778 à Schlestadt, en 1779 à Sedan, en 1780 à Stenai, en 1783 à Verdun, en 1788 à Sarreguemines où il est transformé en régiment de chasseurs à cheval avec le numéro 3 et le titre de Flandre, en 1 79 1 à Metz et en 1 792 à Maubeuge, d'où il détache trois escadrons à Tarmée du Nord.

Le 3® chasseurs a fait, aux armées de la Moselle et du Nord, les deux premières campagnes de la République, et s'est conduit d'une' manière très-brillante à Jemmapes. Il a fait la campagne de 1 794 dans TOuest et celles de 1 796 et 1 796 à Tarmée de Sambre et Meuse. Il s'est signalé à Tattaque d'Ehrenbreistein, où il tailla en pièces les hussards de Kayser ; à Neuwied, où il essuya sans broncher, pendant une demi-heure, le feu de sept pièces de canon. En 1797 il est en Bretagne, fait partie de Tarmée d'Angleterre, et part en

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1798 pour ritalie où il a servi jusqu'à Tannée 1806. Depuis la paix d'Amiens il était cantonné dans la Cisalpine et avait son quartier principal à Parme.

A la reprise des hostilités en i8o5, il servit en Italie, puis en Dalmatie en 1806, enfin en 1807 au corps de réserve de cavalerie de la grande armée qu'il rallia en Silésie ; il assista aux journées de Friedland et de Kœnigsberg, et retourna en Dalmatie. Rappelé à la grande armée en 1809, il combat à Essling et Wagram. En 1 8 1 o il fait partie du corps d'observation de la Hollande. Il passe en 181 1 au corps d'observation de l'Elbe et fait avec ce corps la campagne de Russie. Il est cité aux affaires de Polosk et de Mohilew. Le colonel de Saint-Mars fut blessé de cinq coups de lance à Mohilew en chargeant à la tête de ses chasseurs. En 181 3, il combattit à Loewemberg et à Leipzig où il fut extrêmement engagé et où le colonel Royer fut tué ; puis à Hanau et à la Fère-Champenoise. En 181 5 il fit partie du I*' corps d'armée.

Le 3® chasseurs, qui pendant la première Restauration était à Maubeuge, avait pris le titre de régiment du Dauphin et reçu le 25® chasseurs réformé, le 4® escadron d'éclaireurs et les 3®, 6* et 7* compagnies de chasseurs de la jeune garde; il a été licencié à la fin de 1 8 1 5. La destinée de ses débris reste inconnue. Il n'est pas impossible que III. 5

son dépôt, demeuré à Maubeuge , ait été versé dans le 1 9® chasseurs de la Somme, formé avec des volontaires et des cavaliers des départements de TAisne et de la Somme, qui alla achever son organisation à Lunéville le i*' avril 18 16. Ce 10® chasseurs est devenu le 7^ dragons en 1825. Les guidons de ce régiment, sous la monarchie, étaient bleus, avec le soleil et la devise ordinaires, brodés et frangés d'or.

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