III
gS Histoire de la Cavalerie.
rue en rue et se retirèrent dans le château avec le régiment des Gardes-Lorraines, deux piquets de Bretagne et i oo dragons de Mestre de camp général, et y obtinrent les honneurs de la guerre. C'est à cette occasion que le roi donna au corps, par brevet du 7 mai, le titre de Légion royale, une organisation plus large et un effectif plus imposant.
La légion fut composée de 12 compagnies de 1 00 hommes, 60 fantassins et 40 dragons, une compagnie de hussards et une d'ouvriers, pionniers, pontonniers, etc.. En 1759, elle comptait 2 compagnies de grenadiers, 1 2 compagnies or^ dinaires de i25 hommes, jb fantassins et 5o dragons, 2 compagnies de hussards et i compagnie d'ouvriers.
Sa tenue consistait en un habit bleu, avec collet, parements, veste et doublures rouges, culotte blanche, boutons blancs des deux côtés de Phabit et de la veste, poches en travers à trois boutons, bonnet d'ourson pour l'infanterie et les hussards, chapeau bordé d'argent pour les dragons. On ne connaît pas la forme des drapeaux et guidons de la Légion royale. Leur couleur devait être bleue, comme dans tous les corps royaux.
La Légion royale avait terminé la campagne de 1758 à Créfeld, et au combat de Ltitzelbei^ où elle s'était distinguée. Elle se distingua encore le 6 juin 1769 à Eberfeld, où elle sauva un ba-
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taillon du régiment de Provence et à la bataille de Minden. Elle était en 1760 à' Gorbach et à Warbourg, et plus tard au combat de Radem, où elle contribua brillamment à la défaite du général Bulow, qui perdit ses canons et ses munitions. En 1760, elle combattait à Clostercamps et elle a servi en Allemagne jusqu'à la paix. Elle se composait alors de 17 compagnies, I de grenadiers, 8 de fusiliers et 8 de dragons. Son costume fut légèrement modifié. L'habit et la doublure étaient bleus, le collet et les parements rouges, la veste était bleue avec des patelettes rouges, les boutons blancs. L'équipage des dragons était bleu bordé d'un galon blanc liseré d'une raie rouge de chaque côté. En 1766, la doublure, la veste 'et la culotte sont blanches, le collet, les parements, les revers, sont rouges. L'équipage des dragons est rouge avec le galon décrit ci-dessus.
La légion royale a tenu garnison en 1 763 à Huningue, en 1764 à Annonay, en 1766 à Givet, en 1 767 à Saint-Hippolyte, en 1 768 à Toumon, en 1 769 en Corse, qu'elle contribua à pacifier, en 1770 à Bar-le-Duc, en 1771 à Lesneven en Bretagne, en 1772 à Mouzon, en 1776 à Sarreguemines.
Supprimée en 1776, la légion royale verse ses compagnies d'infanterie dans les régiments d'infanterie, et ses 8 compagnies de dragons,
transformées en 4 escadrons de chasseurs à cheval, sont attachées aux 4 premiers régiments de dragons.
Le 20 janvier 1779, ces 4 escadrons sont retirés des régiments de dragons qui les avaient reçus, et ils forment par leur réunion le i®' régiment de chasseurs à cheval.
L'ordonnance du 8 mai 1784 crée 6 bataillons de chasseurs à pied de 4 compagnies, et attache chacun de ces bataillons à Tun des régiments de chasseurs à cheval, pour former par leur réunion tactique une brigade légère.
Le bataillon de chasseurs à pied des Alpes fut ainsi attaché au i " régiment de chasseurs à cheval, et la réunion de ces deux corps, qui étaient indépendants Tun de l'autre, sous tout autre rapport que celui des manœuvres, s'appela chasseurs des Alpes. Cette institution ne se maintint que pendant quatre années, jusqu'au 17 mars 1788. Les chasseurs à pied et les chasseurs à cheval furent séparés : les 6 régiments de chasseurs à cheval prirent la gauche des 6 régiments de dragons transformés en chasseurs. Le i®^ chasseurs de 1779 devint donc le 7® chasseurs de 1788, et reçut le titre de Picardie. Il fut en même temps augmenté d'un escadron provenant des régiments réformés de Seplimanie et de Franche-Comté.
Formé en 1 779 à Besançon, le régiment était en 1780 à Jussey, en 1781 à Besançon, puis à Neu-
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brisach, en 1782 à Sarreguemines, en 1784 à Ancenis, en 1785 à Calais et Ardres, en 1 787 à Landrecies, en 1 788 à Lorient et Port-Louis, puis à Douai, en 1791 à Haguenau et en 1792 à Schlestadt, d'où il détacha ses trois premiei*s escadrons à Tarmée de Custine. Le 7® chasseurs fait partie de la garnison de Mayence du 24 mars au 23 juillet 1 793, et par conséquent de la fameuse colonne mayençaise qui changea la face des choses à son arrivée dans la Vendée. Au commencement de 1794, il avait 3 escadrons actifs à l'armée de rOuest, I à l'armée duRhin, 2 à Besançon et son dépôt à Poitiers. La Convention, qui avait appris à ses dépens à voir clair dans les affaires militaires, s'occupait à ce moment à faire disparaître les corps francs qui infestaient les départements de la basse J-^ire. Le 7® chasseurs reçut pour sa part ce qu'il y avait de moins mauvais dans les escadrons de chasseurs volontaires de la Vendée, de la Mayenne et de la Sarthe et même un contingent de cavaliers jacobins.
Le 7" chasseurs a servi dans l'Ouest jusqu'à la fin de 1 796, et s'est fait remarquer au combat de Dol. Les escadrons qui étaient restés dans l'Est faisaient, pendant ce temps, partie de l'armée de Sambrç et Meuse.
Depuis la fin de 1796 jusqu'en 1799, le régiment tout entier sert aux armées d'Italie et d'Helvétie. Il est à la prise de Modène, à la bain. 6.
taille de la Trebbia où le chef de brigade Lamure est blessé d'un coup de baïonnette, à l'occupation de Rome et de Naples. En 1800 et 1801 il est attaché à l'armée de Bâta vie. Rentré en France à la paix d'Amiens, il tient garnison à Vendôme, puis à Rennes, et il fait partie en 1804 du camp de Brest et de l'armée des côtes de l'Océan, corps d'Irlande.
De i8o5 à 18 10, il a été constamment attaché à la grande armée. Il s'est distingué à Eylau, à Kœnigsberg, à Wagram, et à Raab où le colonel Bohn a été tué.
En 1 8 1 1 il a combattu en Espagne et en Portugal, et il a été appelé l'année suivante à l'armée de Russie, avec laquelle il s'est particulièrement signalé au combat de Borizew et au passage de la Bérézina.
En 181 3 et 181411 a fait partie du 2® corps de cavalerie, et en 1 8 1 S du 5» corps d'armée.
Le 8 octobre 18 14, il avait pris le titre de Chasseurs d'Orléans, en recevant à Schlestadt les i®'et 2® escadrons du 27® chasseurs, la 2® compagnie de mameluks et les 4® et 8® compagnies du 2® chasseurs de la jeune garde. Licencié le 3o novembre 181 5, le 7® chasseurs a versé son fond, au Mans et en décembre 1 8 1 5 , dans le 1 8* chasseurs de la Sarthe, devenu en i83i 1 3® chasseurs, en i836 7® lanciers et en 187 1 14® chasseurs.
Guyenne, io3