‹ Histoire de la cavalerie française (volume 2)Chapitre 26 sur 49 · Guyon (Claude-Raymond), 25 mars i8o · texte numérisé non relu

Guyon (Claude-Raymond), 25 mars i8o

i3. Ghigny (Charles-Etienne), 14 octobre i8ii. 14. Baron de Grouchy (Alphonse), 9 octobre 1814.

Ce régiment vient de la Légion corse, formée à la suite de la pacification de la Corse en 1769, Elle reçut dès son origine l'organisation com-

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mune à toutes les légions. Son uniforme se composait d'un habit et d'une culotte bleu céleste, avec collet et parements noirs, veste et doublure blanches. Les .dragons avaient la veste et la culotte de chamois.

En 1775, rinfanterie de la légion corse fut incorporée dans le régiment d'infanterie Royal- Corse, et fut remplacée dans la légion par les compagnies très-réduites du régiment irlandais de Walsh supprimé. Le corps ainsi réorganisé prit le nom de légion du Dauphiné. Celle-ci fut réformée en 1776 et sa cavalerie forma 4 escadrons de chasseurs à cheval, qui furent distribués dans les 4 derniers régiments de dragons, Belzunce, Languedoc, Noailles et Schomberg.

Depuis sa formation la légion avait occupé les garnisons de Tarascon, où elle avait été organisée, puis de Montauban en 1771, de Strasbourg en 1772, et de Libourne en 1775. Depuis qu'elle avait pris le titre de Dauphiné, la légion portait l'habit et le collet bleu de ciel, la doublure et la veste blanches, le revers noir avec 6 petits boutons blancs et 3 gros au-dessous, un petit parement noir, l'épaulette bleue.

En 1779, les escadrons de chasseurs sont retirés des régiments de dragons auxquels ils étaient attachés. Réunis à Boulai, ils formèrent le 6® régiment de chasseurs à cheval qui se rendit à Dole la même année. Le i«' escadron, celui qui avait

appartenu à Belzunce-dragons, était alors à Saint- Domingue, d'où il n^est revenu qu'après la paix de 1783. Le3 3 autres, après avoir fait la campagne de Genève en 1781 et 1782 sous les ordres de M. de Jaucourt, quittèrent Dole et Gex en 1782 pour aller à Auch. C'est à Auch que le régiment, associé avec un bataillon de chasseurs à pied de nouvelle formation, a pris le titre de chasseurs des Ardennes, En quittant Auch en 1786 pour se rendre à Carcassonne, le régiment fit étape à Toulouse, et ce fut là que Murât, étudiant en droit ecclésiastique. Te dernier des cadets de Gascogne, le plus beau des conducteurs de cavalerie, jeta la soutane pour revêtir Tuniforme des chasseurs des Ardennes.

En 1 788 le régiment, augmenté d'un escadron tiré des régiments supprimés des Évêchés et de Septimanie, était à Schlestadt, puis en 1791 à Lunéville, en 1 792 à Toul, d'où il envoya 3 escadrons à l'armée du Nord, le 4® demeurant à Arras. Depuis 1 788 il était le 1 2® de chasseurs, avec le titre de chasseurs de Champagne.

Le 12® régiment de chasseurs a fait les trois premières, campagnes de la guerre à l'armée du Nord. Il se conduisit de la manière la plus brillante au combat de Grandpré, au siège de Landrecies, à Jemmapes et au combat de Saint-Trond. De 1795 à 1796 il est à l'armée de Sambre et Meuse, et se distingue à Fleurus, à Kreutznach,

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au passage de la Lahn et à Wûrtzbourg. De 1 797 à 1800, il combat sous les ordres de Jourdan, de Hoche, de Masséna, de Moreau et de Lecourbe, autour de Mayence,en Helvétie, d^ns TEngaddine et les Grisons, et sur le Danube. Il est cité à Engen.

Passé en Italie à la fin de 1800, il occupe à la paix les garnisons de Dole, Gray, Vesoul et Belfort. En 1804 il est au camp de Saint-Omer, et en i8o5 il est au 3® corps de la grande armée, avec laquelle il se signale à Içna, Eylau, Kœnigsberg et Ebersberg. Il fait les campagnes de 1 8 1 o et 181 1 en Espagne et en Portugal, vient se rétablir à Saint-Mihiel, rallie en 181 2 la grande armée et fait la campagne de Russie, où le colonel Ghigny est blessé d^un coup de lance à Mojaïsk. Faisant partie en 181 3 et 18 14 du 2® corps de cavalerie de réserve, il se trouve à Bautzen et Leipzig. Après la campagne de France, il revient à Saint-Mihiel et il fait partie en 181 5 du 2® corps d'armée.

Il avait été reconstitué le 16 juillet 18 14, et son licenciement est du 21 décembre 181 5. On ne sait rien de plus au delà de ce jour. Il est cependant probable que son dépôt, qui était depuis longtemps à Saint-Mihiel, est entré pour quelque chose dans la formation des chasseurs de la Meuse en iHif). Ce dernier corps, qui avait reçu à sa formation le numéro i3, est devenu en i83i le a^ chasseurs.

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