‹ Histoire de la cavalerie française (volume 2)Chapitre 5 sur 49 · Adam (N.), 6 février · texte numérisé non relu

Adam (N.), 6 février

ao. Chaillot (Claude-Louis), i5 mars 1814;

Ce régiment, qui a d'abord appartenu pendant près de cent ans à la cavalerie légère avant de passer dans l'arme des dragons, s'est toujours appelé Noailles. La puissante famille à laquelle il appartenait a su le garder à travers tant de changements survenus dans ce long espace de temps; elle a su lui éviter la réforme de 1 762 qui a emporté beaucoup de régiments plus anciens que lui, et elle a su le maintenir régiment de gentilshommes jusqu'à la fin.

Il avait été créé le 20 décembre 1688, sous le titre de Dtic de Noailles et ne doit pas être confondu avec le régiment du Marquis de Noailles, qui existait au même moment. Il commença en Flandre la guerre dite de la ligue d'Augsbourg. C'était, en l'absence du maréchal de Noailles employé ailleurs, et plus tard du comte d'Ayen, trop jeune pour servir, le lieutenant-colonel Charles de Dyenne de Cheyladet qui le commandait. Il en fut ainsi jusqu'à l'année 1702, où le comte d'Ayen commença une carrière militaire qui devait aussi le conduire trente-deux ans plus tard au maréchalat.

Noailles -cavalerie, après avoir combattu à Fleurus le i®^ juillet 1690, passe à l'armée d'Allemagne. Il revient en Flandre en 1692, et se

f trouve aux sièges de Namur et de Charleroi, et à

la bataille de Steenkerque. En 16g 3, il part pour

\ le Roussillon, où le maréchal de Noailles corn-

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mandait une armée. Le régiment fut, bien entendu, de toutes les affaires, on le voit dès son aprivée au siège de Roses, en 1694 à la bataille du Ter, à la prise de Palamos, Girone, Ostalrich, CastelfoUit, et au secours d^Ostalrich.

A la fin de 1695 il est de retour en Flandre. Il sert ensuite avec le maréchal de Boufflers sur la Meuse jusqu'à la fin de la guerre. Il a fait partie en 1698 du grand camp de Compiègne.

En 1701, il est employé à l'occupation des Pays-Bas espagnols. En 1702,11 est sur le Rhin et combat sous Villars à Friedlingen.

En 1703, on le voit à la prise de Brisach et de Landau et à la bataille de Spire, et en 1704 en Bavière à la bataille d'Hochstedt. Après la retraite de l'armée d'Allemagne, il est envoyé sur la frontière de Catalogne, et il participe en 1 706 au ravitaillement de Roses. L'année suivante, il est à la prise de Bascara et de Navarra et à la levée du siège de Barcelone. Il contribua en 1707 à la prise de Livia et de Puycerda, en 1 709 à la défaite des troupes palatines commandées par Frankenberg auprès de Figuières, en 1 7 1 o à l'expulsion d'un corps anglais qui s'était emparé d'Agde et qui fut rudement battu près de Cette. En 171 1, il fait le siège de Girone, et en 1 7 1 2 il fait partie d'un corps qui bloque Barcelone et qui ne parvient à faire capituler cette ville qu'au mois de septembre 1714.

ni. * a

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Pendant la longue trêve qui suivit, Noaillescavalerie a fait partie de plusieurs camps. Il était en 1727 et en 1730 au camp de la Saône et en 1 732 à celui de la Meuse.

Il a fait les campagnes de 1733 à 1735 sur le Rhin, campagnes qui comprennent les sièges de Kelh et de Philisbourg et les combats d'Ettlingen et de Klausen. A la paix, il eut ses quartiers à Brives. Il occupait alors le 54® rang dans la cavalerie légère.

Attaché en 1742 à l'armée de Bavière, Noailles demeure assez longtemps au camp de Nieder- Altach, il se trouve ensuite au combat de Falkenau, à la prise d^EUenbogen où 5,ooo Impériaux capitulent, à l'affaire de Kaaden et au secours de Braunau. Il rentre en France en 1743, marche avec Tarmée du Mein à la déroute de Dettingen et achève la campagne en Alsace.

Après avoir hiverné à Bar-sur- Aube, il se rend à Douai en mars 1744, et fait avec Tarmée de Flandre les sièges dTpres, de Menin et de Furnes ; il retourne ensuite en Alsace pour renforcer l'armée qui défait Pennemi à Augenheim et met le siège devant Fribourg. Rappelé en Flandre en 1745, il est à la bataille de Fontenoy et à la prise de Tournai et d' Audenarde, et en 1 748 à la bataille de Lawfeld : après avoir hiverné à Epinal, il revient en Flandre en 1748 pour prendre part au siège de Maëstricht; Après la reddition de

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Maëstricht, il est envoyé à Courtrai, d'où il va en 1749 à Lille, puis à Arras, Hesdin, Ancenis, et Nantes, en 176 1 à Arras, en 1762 à Saintes, en 1754 à Arras, en 1755 au camp d'Aimeries et à Mortagne, enfin en 1 767 à Maubeuge, d'où il part pour joindre l'armée du Hanovre.

Il a fait en Allemagne les campagnes de 1767 à 1761. Sa réorganisation est du 28 mars 1763.

Le régiment de Noailles, qui était monté au 3 1® rang, était à Maubeuge à la fin de 1 76 1 . On le 'voit depuis en 1763 à Arras, en 1766 à Provins, en 1768 à Hesdin, en 1770 à Metz et à Pont-à- Mousson, en 1772 à Vendôme et en 1774 à Metz. C'est à Metz qu'il a été transformé en régiment de dragons avec le n® 23 de l'arme, et en recevant le 3*^ escadron de chasseurs de la légion du Dauphiné.

En 1777, Noailles-dragons était à Stenai. Il a occupé en 1778 Saint-Omer, d'où il est parti pour le camp de Vaussieux ; puis Falaise et Fécamp. Il est en 1780 à Metz, en 1782 à Épinal, en 1788 à Carcassonne et Toulouse, en 1790 à Montauban, en 1791 à Revel et Toulouse. En 1 792, il avait deux escadrons à l'armée des Alpes; le 3* était à Carcassonne.

Le régiment, qui était devenu le i5® de dragons dans le classement de 1 79 1 , a fait les deux premières campagnes de la Révolution sur les Alpes et en Italie sous les colonels La Barre et Montarnail : ce

dernier a été guillotiné en 1 793. En 1 794 le corps faisait partie de Tarmée des Pyrénées-Orientales. En 1796 et 1797, il combattit avec le général Bonaparte à Lonato, au pont d'Arcole, à Cérea où il fut très-engagé, et fit partie de l'expédition d'Egypte. Le chef de brigade Pinon a été tué le 20 mars 1799 au combat de Ben-Aidy, dans la Haute- Egypte. Il eut pour successeur Barthélémy, chef d'escadron des guides du général en chef, sous les ordres duquel il fit merveilles, le 3 1 mars 1801, à la bataille d'Aboukir.

A sa rentrée en France, le régiment fut d'abord cantonné à Montélimart, et quand il eut réparé sa tenue, il fut appelé à Versailles; en 1804 ses escadrons de guerre étaient à Soissons et faisaient partie de l'armée des côtes de l'Océan, qui devint bientôt la grande armée. Il a fait avec celle-ci les campagnes d'Autriche., de Prusse et de Pologne, et s'est distingué à Ostro.enka sous le commandement du colonel Treuille.

En 1808, le régiment fait partie du corps d'observation de la Gironde, bientôt transformé en armée de Portugal. Il sert jusqu'en 181 3 dans la Péninsule et se fait remarquer aux affaires de Lugo, Alba de Tormès, Vittoria et Ciudad-Rodrigo. En quittant l'Espagne il joint le corps d'observation de Bavière, et l'année suivante il fait la campagne de France. Le colonel Boudinhon fut blessé à la bataille de Brienne. En 181 5, il faisait

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