Montagnier (N.), 10 avril i8i
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Ce régiment, qui a toujours appartenu à l'arme des dragons, a été créé le 8 décembre 1674 et levé à Tournai par M. de SainUSandoux, Il est resté en garnison à Tournai jusqu^ea 1677, faisant des courses aux environs. En 1677, il fut appelé à faire le siège de Saint-Ghislain, et il s'y distingua à la fausse attaque de la digue de Bandoux, où il fit 80 prisonniers dont 2 officiers. Il demeura en garnison à Saint-Ghislain, et devint successivement la propriété de deux mestres de camp, M. de Peyssonnel en 1679 ^^ ^- Gaiibert en 1690, dont Tobscurité devait avoir pour effet de maintenir le régiment, au service des places et loin des champs de bataille. Il fut, en effet, constanunent employé pendant la guerre de 1 684 et celle de 1688 à la garde de la Sarre, de la Moselle et du Rhin. M. de Peyssonnel était lieutenantcolonel au corps ; il reçut commission pour le commander le i3 avril 1677, et le roi le lui donna le 8 janvier 1779. Il est probable que les choses se passèrent de la même manière pour M. Gaubert. L'histoire du régiment n'est cependant pas complètement effacée pendant cette période. En 1692, au combat d'Heidenheim, le cornette d'Osilly contribue à la prise du quartier général du duc de Wurtemberg. Le 5 juin 1695, après le passage du Rhin, les dragons de Gaubert chassent et poursuivent un parti allemand jusqu'au delà de Philisbourg. La même année.
i8 Histoire de la Cavalerie.
Gaubert, « excellent brigadier de dragons » , dit un mémoire, chasse la troupe du général Schwartz des bois de Schweinzingen.
En 1701, sous le commandement d'un membre de la famille des Chaulnes, le chevalier d'Albert, le régiment fait partie de Tarmée d'Italie, où son jeune chef est tué le 9 juillet au combat de Garpi. Son frère, le vidante d'' Amiens, devenu maréchal de Ghaulnes en 1741, le remplace, mais il le cède presque aussitôt au marquis du Héron qui combat à sa tête à Luzzara, à Santa- Vittoria , à San- Benedetto, à Verceil, Ivrée, Verrue, Gassano et Galcinato où le mestre de camp est tué.
Sous les noms de Bourneuf et de Vassé, le régiment assiste aux dernières affaires d'Italie, à Turin et à Gastiglione, et passe la campagne suivante en Dauphiné. En 1708, il est en Flandre, et il se dévoue à Audenarde pour le salut de l'armée : il est presque entièrement détruit.
En 17 10 il s'appelle Espinaj, et il fait encore partie de l'armée de Flandre. Il combat à Denain et va renforcer aussitôt l'armée d'Allemagne. Il est, en 171 3, à la défaite du général Vaubonne et au siège de Fribourg.
En 1719, à l'armée d'Espagne, il contribue à la réduction de Fontarabie, de Saint-Sébastien et de Roses, et en 1727 on le trouve au camp de la Sambre.
Pendant la guerre de la succession de Pologne,
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il est de l'armée d'Italie et fait tous les sièges de la fin de 1 733. En 1 734, sous le nom de Vibraye, il combat à Parme, à Guastalla et à la prise de La Mirandole. Il fait en 1735 les sièges de Gonzague, de Reggiolo et de Révère, revient en France en juin 1736, et prend ses quartiers à Saintes.
Attaché en 1741 à l'armée du Bas- Rhin, il passe rhiver en Westphalie, se rapproche de la Bohême en 1742, prend part aux affaires d'EUenbogen, de Gaaden et de Braunau, et rentre en France avec les dernières troupes en juillet 1743. Pendant les deux années suivantes il défend l'Alsace aux combats de Rheinach, à la reprise de Weissembourg et des îles de la Lauter, et au combat de Suffelsheim. Il avait passé l'hiver de 1743-44 en surveillance dans l'île de Rheinau. Il franchit le Rhin le 28 août 1744 pour se rendre au siège de Fribourg. En 1745 il appartient à i^armée de Flandre, et se trouve à la bataille de Fontenoy et à la prise de Tournai, d' Audenarde, de Termonde et d'Ath. Sous les ordres du marquis de Caraman, son nouveau mestre de camp, il a fait en 1 746 le siège de la citadelle d'Anvers et combattu à Raucoux. Il se bat l'année suivante à Lawfeld et devant Berg-op-Zoom, et en 1 748 devant Maëstricht. Après ce siège il est envoyé à Mèzières et Charleville, et on le voit depuis en 1749 à Gondrecourt et Ligny, en 1751 à Mau-
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beuge, en 1752 à Caen, en 1764 à Béthune, en 1755. à Dunkerque, au camp d'Aimeries, à Valognes et au camp de Cherbourg, et en 1767 à Landau.
Cette année, Caram an-dragons est de l'armée du Hanovre et combat à Haastembeck. Attaqué le 4 décembre par 3, 000 Hanbvriens, et n'ayant près de lui pour l'appuyer que 1 80 chasseurs de
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en 1 764 à Falaise et Mortagne, où il fournit un détachement pour servir de garde et d'escorte au président La Ghalotais pendant son procès. Il va en 1 766 à Redon, puis à Argentan, en 1 767 à Commercy, en 1768 à Avesnes, en 1770 à Charleville, puis à Falaise, en 1 772 à Saumur^ en 1 774 à Nancy, où il a reçu le 2® escadron de chasseurs de la légion de Soubise, en 1 778 à Séez, au camp de Vaussieux, puis à Neufchâtel et à Rouen, en 1780 à Melun et Provins, en 1783 à Pont-à- Mousson, en 1788 à Épinal, et en 1791 à Huningue. Il avait été donné le 10 mars 1788 à Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême.
Devenu le 11® régiment de dragons en 1791, il a servi sur le Rhin jusqu'à la paix d'Amiens. Appelé à Belfort en 1792, il contribua à l'occupation du pays de Porentruy, et il demeura quelque temps en garnison dans cette petite ville. On le distingue à Friedberg, à Altenkirchen, à Meskirch et à Salzbourg, il était alors commandé par Debelle, un ancien artilleur. En 1802, il est en garnison à Dole, Bourg et Lons-le-Saulnier. En 1 8o3 on le voit à Namur, puis en 1 804 à Valenciennes, Cambrai et Amiens, faisant partie de Tarmée des côtes de l'Océan. En i8o5, il est à Austerlitz où le colonel Bourbon est mortellement blessé. Le colonel Bourbier qui lui succède, est tué à Eylau le 10 février 1807. De 1808 à 181 3, le 1 1« dragons sert en Espagne et en Por-
tugal sous les colonels Dejean et Thévenez. Ce dernier est blessé en 1 8 1 2 à Villadrigo ; il Test encore, et cette fois très-dangereusement, par un éclat d'obus, à la bataille de Vittoria. Le régiment s'était, du reste, signalé d'une manière toute particulière le 18 juin en sauvant la division Taupin compromise, et quatre jours après à la bataille des Arapyles.
Le II® dragons est retourné en 181 3 en Allemagne. Il a fait partie de la garnison de Dantzig en 18 14.
Sous la première Restauration, il avait été réorganisé à Nancy à la date du i®** août 18 14, sous le n® 6 et avec le titre de dragons de Bérry. Il reçut alors dans ses rangs les 3® et 4® escadrons du 2 1* dragons et les 2 premiers escadrons du 28®, ex-i®^ corps des hussards de la Liberté, levé à Cambrai le 2 septembre 1792, et devenu depuis 7® bis de hussards et 28® dragons»
Pendant les Cent- jours, le régiment a combattu sous son ancien numéro avec le 6® corps de Cavalerie. Ses débris ont été vertiés en 18 16 dans le 6® dragons nouveau, formé sous le titre de dra*gons de la Loire.
Les guidons des dragons d'Angoulême, avant que le régiment fût devenu régiment de prince, étaient du modèle général et verts.
Noailles, 2 S