I.a Reine
Le Dauphin,
Monsieur, '
Artois,
Orléans,
1er
Chartres,
oe
Condé,
Bourbon,
Conti,
1er
Penlhièvre,
BoufRers,
Lorraine,
Montmorency,
icr
Angoulême,
Deux-Ponts,
Durfort,
Ségur,
icr
Languedoc,
Noailles,
Schomberg,
de la légion royale.
de la légion de Flandre.
de la légion de Lorraine.
de la légion de Condé.
de la Icgioii de Soubise.
de la légion de Dauphiné.
Régiments de chasseurs. 41
Ainsi ces escadrons de chasseurs à cheval étaient placés dans les régiments de dragons par ordre d'ancienneté dans Tune et dans l'autre série.
Trois ans plus tard, le 20 Janvier 1779, ces escadrons sont 'retirés des régiments de dragons et forment, par leur réunion, six régiments de chasseurs à cheval de quatre escadrons chacun, et ces régiments reproduisent exactement les agrégations de cavalerie qui existaient dans les six légions mixtes supprimées en 1776. Les régiments nouveaux de chasseurs à cheval ne portèrent point de titres particuliers. Ils furent simplement numérotés de i à 6, mais ils auraient pu reprendre sans conteste les noms que portaient les légions dont ils étaient sortis. Peut-être en s'abstenant de leur restituer les anciens titres et en ayant recours au simple numérotage, mode de désignation jusque-là inusité, voulut-on éviter de paraître tendre à remettre les choses sur l'ancien pied. On y revint bientôt cependant, et l'ordonnance du 8 mai 1 784, sans reconstituer précisément les légions mixtes, organisa un système de troupes légères qui ressemblait beaucoup à l'ancien système de 1762.
Cette ordonnance créa six bataillons de chasseurs à pied, de quatre compagnies seulement chacun, et ces bataillons furent attachés aux six régiments de chasseurs à cheval. L'idée de faire
de la cavalerie des nouveaux corps mixtes rélément dominant et dirigeant est ici manifeste.
Ces nouveaux corps mixtes reçurent les titres de :
I*' chasseurs des Alpes, 2® chasseurs des Pyrénées, 3« chasseurs des Vosges^ 4® chasseurs des Cévennes, 5® chasseurs du Gévaudan, 6® chasseurs des Ardennes.
Cela dura quatre ans. Le 17 mars 1788, les chasseurs à pied et les chasseurs à cheval sont séparés et forment deux armes distinctes comme elles le sont encore aujourd'hui.
Le nombre des régiments de chasseurs à cheval fut porté à 1 2 par la transformation de 6 régiments de dragons. Ce sont les 12 régiments dont nous allons donner les notices, et qui reçurent à ce moment des désignations nouvelles, propres à les distinguer des bataillons de chasseurs à pied qui conservèrent les titres donnés ci-dessus.
Le gouvernement, ainsi qu'on Ta vu, est revenu, en 179 1, à ridée des légions mixtes, et un décret du 24 juin prescrivit de réunir, deux à deux, les bataillons de chasseurs à pied et d'attacher à chacun de ces groupes un régiment de chasseurs achevai. Ce décret ne semble pas avoir reçu son exécution. Les événements qui se près-
Réghmemts de
sèrent et la guerre qui cûotiigrçz c: jsrrrî :7j:rchangèrent le ohits de îdée^. «pcîâEic j& hihebreuses campagnes ajJSÂfXLje^ ï& prrsin mt s grande et a brilianfie put. iesrhî^^tfisa:^ i ^n^sm! prouvèrent que rorgucscdixi ae i^î^ eiar bonne.
Leur vogue fut très-granie. Ob ^ii. bz yiTmgx de leur oi^anisatioa, des cbeà de czxr^ ^assrrm de \'ieux régiments de carajerîe. s:£5z3r ît caiDmandement des rég^»eoi5 de ôssenrs. Des ]s début de la guerre, la ffir-K^ffe ^ràcjs, a gsŒcriDta. sans arrière-pensée, s'y kta es: fejc a ây m ^ ie suite, aux opératians, par soa ^yn"^' ' ^ et i»3c: ai> dace, cette allure kste. c: inqaiiCL^ ^rje et SlSdc^is qui déconcerta les naéfVAyirt ss^rsis: de TAi^ lemagne, et nous assura ks avs^isses de Z^jSezrsive jusqu'au bout, do moÉns yjvf:'i j^ çraiide folie de 1812.
On peut dire, sans faîrc de vjt^ y?y £:3r^ troupes, que Te^rit des àx^iscjsr^ des c3S3s>S3r% à pied, de\'enus demî4mgades ou
fanterie l^re, et des chasseurs i corail « ûas% les régiments se multiplièrent hasrJx îi^qQ'j^i nombre de 3o, a dominé toote cene eiorâ:^» pé- Hode de notre histoire militaire. II $c£t de îMircourir les listes des diefs de brigade ou cok^^eis de chasseurs à chc\'al, poir reconnahrc dans quelle proportion considérable le corps a f^jami des chefs illustres à Tarmée.
A la paix, le régiment de Schomberg occupait la garnison de Schlestadt, d'où il est allé en 1763 à Pont-à-Mousson, où il fut organisé le 4 aivrii, et qu'il quitta en 1 766 pour se rendre au camp de Compiègne. Revenu à Pont-à-Môusson après le camp, il se rendit en 1766 à Schlestadt, en 1769 à Nancy, en 1770 à Avesnes, en 1772 à Nancy, en 1774 à Ardres, en 1776 à Sarrebourg et Phaisbourg, en 1778 à Fougères et au camp de Paramé, puis à Haguenau, en 1781 à Saint- Avold, en 1782 à Pont-à-Mousson, en 1783 à Vaucouleurs, en 1784 à Mirecourt, en 1787 a Commercy, en 1788 au camp de Metz, et en 1 790 à Valenciennes, d'où il détacha en 1791 2 escadrons à Bourges. En 1792, il était tout entier à Valenciennes.
Il avait reçu en 1776, dans ses rangs, le 4* escadron de chasseurs de la légion de Dauphiné, et il avait reculé du 1 7® au 24® rang, par suite de la transformation en dragons de plusieurs régiments de cavalerie.
En 1788, après la transformation en chasseurs à cheval de six régiments de dragons, il était remonté au 1 8® rang, et en 1 79 1 il fut classé le 1 7®, le régiment du Roi étant moins ancien que lui d'un an.
Au début de la guerre, en 1792, ses escadrons de guerre étaient à l'armée du Centre et le dépôt à Tournai. Le 17® dragons a ainsi participé à
Schomberg. 35
la victoire de Valmy, où il s'est fait remarquer, et aux affaires dont la Belgique a été le théâtre jusqu^à la bataille de Neerwinden. Il est resté pendant le reste de Tannée i ygS en garnison à Metz, Il a fait ensuite partie jusqu'à la paix d'Amiens des armées de Rhin et Moselle, du Danube et d'Helvétie, et s'est distingué au passage du Rhin et aux batailles de Rastadt et de Zurich.
En 1802, on le voit à Pont-à-Moussojn. En 1804, il fait partie de l'armée des côtes de l'Océan, et a ses quartiers de cantonnement à La Ferté-MUon, Laon et Compiègne. En i8o5, il marche avec la grande armée, sous les ordres de Murât. Le colonel Saint-Dizier, dragon au corps en 1772, est tué le 1 1 octobre au combat d'Al" beck. Son successeur, de Beurmann, le com^ mande dans les campagnes de Prusse et de Pologne et en Espagne, à Mansfeld, à l' Arzobispo, à Albuéra, Médina-Cœli, où le maréchal des logis Forfert prit un drapeau. Le colonel est ble$3é d'une balle à la poitrine devant la Gorogae, et d'une balle à la joue devant Amarante en Por^ tugal. En 181 3, le régiment, qui avait deux escadrons en Allemagne, eut ordre d'aller ks t^ joindre.
Nous devons mentionner un fait à Thon-»
neur de ces escadrons et qui s'était passé dans là vieille Prusse, à Mansfeld, le 16 février 1807» Ges escadrons se voient enveloppés par une nom*
breuse cavalerie prussienne et russe. Le maréchal des logis Bouchan , porteur du guidon, se jeta dans un lac et parvint à s'échapper. Il fut fait sous-lieutenant.
Après la bataille de Leipzig, une partie du corps resta à Dantzig ; l'autre fit la campagne de France. Le 24 février 18 14, au combat de Saint- Parre, le colonel Lepic, à la tête de son régiment, charge un parti de 2,000 hommes, infanterie et cavalerie, avec une telle vigueur, qu'il les fait tous prisonniers et s'empare d'un drapeau.
La première Restauration, en comblant les cinq vides qui existaient depuis 1 8 1 1 dans la série des dragons, fit monter celui-ci au n° 12. Il reprit le n<* 17 pendant les Cent-jours. Nous ne savons point où ont passé les restes de ce régiment après le licenciement de l'armée de la Loire : peut-être ont-ils été versés dans le 5® dragons de l'Hérault, régiment sur la formation duquel nous n'avons trouvé aucun document.
Nous ignorons également quels étaient la couleur et les attributs des guidons de Schombergdragons. Ils rappelaient probablement les armoiries du maréchal de Saxe.
Régiments de chasseurs, i-j