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étendards et ses timbales. Il termine cette campagne au siège d'' Augsbourg et passe Thiver dans cette ville. En 1 704, il est à la seconde bataille d'Hochstedt, où il charge deux fois avec beaucoup d'intrépidité. Après cette malheureuse journée, il retourne en Flandre et prend part en 1 706 au siège d'Huy, et en 1708 à la bataille d'Audenarde où il est écrasé. Il est renvoyé en Alsace pour se refaire, revient en Flandre en 1 709 et ne quitte plus cette frontière que pour aller servir en 1 7 1 3 sur le Rhin.
En 1727 il est au camp de la Sambre, et au camp de la Saône de 1730 à 1732.
Pendant la guerre de la succession de Pologne, il fait partie de Tarmée d'Italie et participe à la conquête du Milanais. Il combat en 1734 à Colorno, à Parme et à Guastalla, se trouve en 1735 aux affaires de Gonzague^ Reggiolo, Révère et à l'expédition dans le Trentin. Il rentre en France au mois de juillet et va prendre ses quartiers à Bayeux.
Appelé en 1 74 1 à faire partie de Parmée du Bas-Rhin, il part de Givet le 3 septembre, se rend à Linnich, dans le pays de Juliers^ et y prend ses quartiers d'hiver. Au mois d'août 1742, il marche vers la frontière de Bohême, s'établit à Eggenfdd et se distingue à la défense de ce poste. Rentré en France en juillet 1743, il finit cette campagne dans la basse Alsace. En 1 744, il fait
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partie de Tannée que le prince de Contî commande sur les Alpes et en Provence; il contribue à la conquête du comté de Nice, et se trouve aux batailles de Coni, de Plaisance et du Tidone. Il a fait en Flandre la campagne de 1748, après laquelle il occupa les garnisons de Maubeuge en 1749, de Joigny en 1760, de Mézières et Gharleville en 1761, de Bourges en 1752 et de Belfort en 1754. Appelé en 1765 au camp de Richemontsur-Moselle, il se rendit après le camp à Chateaudun et Vendôme, puis en i757àValenciennes et Vervins. C'est de là qu'il partit en 1767 pour Liège, pour la Westphalie et le Hanovre. On le trouve à Haastembeck, Minden, Hanover, Closterseven, Zell. En 1768, il est aux batailles de Créfeld et de Lîitzelberg, et rentre en France. Il passe Tannée 1769 à Evreux, retourne en Allemagne en 1760, combat à Corbach, Warbourg et Clostercamps. En 1 761 , il fait partie de l'armée du Bas-Rhin, il combat encore à Westhoven et à Villingshausen, et se retire à Liège d'où il était parti.
De la paix à la révolution, Royal-Piémont, réorganisé le 1 1 avril 1 763 et dans lequel on avait incorporé le régiment de Talleyrand, a occupé les garnisons suivantes : en 1763 Rocroi, en 1764 Schlestadt, en 1766 Maubeuge, en 1768 Niort, en 1771 Carcassonne, en 1774 Verdun, en 1777 Never», en 1779 Gharleville, en 1780 Sedan, en
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loo Histoire de la Cavalerie,
1783 Nevers, et en 1788 Melun et Provins; à la fin de 1788, il a été cantonné àCharenton et Villejuif pendant quelques semaines. Pendant Tannée 1789, il occupa Nevers et Montargis, et il se rendit à Colmar en 1 79 1 ; il y demeura jusqu'au I®' mai 1792.
Cette année, le régiment, devenu 14® de cavalerie, est à l'armée de Custine. En 1793, il a fait partie de la célèbre garnison de Mayence. Il a servi aux armées de l'Ouest et d'Allemagne jusqu'en 1798, et a fait les dernières campagnes du siècle en Helvétie et en Italie. Après la paix d'Amiens, il occupe les garnisons de Pignerol, d'Avignon et de Lyon, et reçoit le versement du 3® escadron du 20® de cavalerie.
L'arrêté consulaire du 24 septembre i8o3 Ta fait passer dans l'arme des dragons, où il a pris le numéro 23.
Sous cette nouvelle dénomination, le régiment a fait les campagnes de 1804 et i8o5 à l'armée d'Italie, celle de 1806 à l'armée de Naples, celles de 1807 et 1808 à la division des côtes de l'Adriatique, les deux suivantes encore à l'armée d'Italie, celle de 1 8 1 2 à la 3® division de réserve decavalerie de la grande armée, en Russie. En 1 8 1 3 il était du i«^ corps de réserve, et en 18 14 au i®^ corps de cavalerie. Le 23® dragons a été licencié parFodrdonnance royale du 1 2 mai 18 14, et ses escadrons furent versés dans les 8®, 10®, i3® et i5® <fca-
Royal Allemand, loi
gons, conservés par la première Restauration. Le 23' dragons, reconstitué queicjues mois plus tard, a été de nouveau et définitivement licencié après Waterloo, sans qu'il soit possible de dire ce que sont devenus ses débris.
Royal-Piémont avait les mêmes étendards bleus que les régiments royaux précédents.
Il avait longtemps porté le même costume que Royal-Roussillon, ne se distinguant de lui que par les boutons blancs. Il avait conservé en i yôS la couleur rouge dans les revers et 1^ doublurç.