‹ Histoire de la cavalerie françaiseChapitre 48 sur 68 · La Ferrière-Lévesque (Louis-Marie), 8 mars · texte numérisé non relu

La Ferrière-Lévesque (Louis-Marie), 8 mars

12. Rousseau (Paulin-Louis), 14 octobre 1811. i3. Comte Moncey (N.), i5 mars 1814.

Ce régiment a été levé, par ordre du 10 février 1 764, par le comte Esterhazy, peut-être le même personnage qui avait mis sur pied, en lySS, le régiment de Ghamborant. Il a toujours été commandé, jusqu^à 1784, par le comte Valentin-Ladislas Esterhazy, qui lui-même se fit remplacer par des mestres de camp commandants, qui furent Charles-Constantin, prince de Hesse-Rheinfels, et après lui, le 10 mai 1788, Frédéric- Antoine. Henri, baron Lefort. Il fut formé à Phalsbourg, en octobre 1764, et composé de i escadron de chacun des 3 régiments de hussards de Bercheny, de Chamborant et de Nassau, et il reçut, en 1 776, le 4® escadron de Nassau, réformé à cette date.

L'uniforme qu'il porta d'abord se composait d'une pelisse et d'une veste de couleur verte, la culotte blanche, remplacée en 1 766 par la culotte rouge, les parements retroussis blancs, les boutons et les garnitures blancs, le schako noir doublé et bordé de blanc; la sabretache rouge bordée de blanc et ornée d'une fleur de lys blanche entourée de cordonnet noir ; l'équipage en peau d'agneau bordée de festons en drap gris blanc.

C'est en 1776 qu'il prit la pelisse, le dolman et la culotte grisargeatin.

Les garnisons qu'Esterhazy a occupées depuis sa formation jusqu'à l'ouverture des hostilités en 1792, sont : Phalsbourg et Sarrebourg en 1764, Mouzon et Clermont-Ferrand en 1765, Mirecourt en 1 767 ; en 1 769, il se rend au camp de Verberie, et, après le camp, il est partagé entre Charleville et Stenai. En 1770, il est à Verdun, en 1772 à Joinville et Sarrebourg, en 1774 à Saint-Mihiel, en 1775 à Soissons, Laon et Château-Thierry, en 1776 à Rocroi, en 1777 à Metz, en 1779 à Saint-Omer, puis à Rouen et à Rocroi, avec un détachement de 100 hommes à Compiègne, en 1790 à Sedan, et en 1791 à Cambrai.

Le 3® hussards fut d'abord appelé à l'armée du Nord et se distingua à Quiévrain et à la prise de Menin et Courtrai. Il quitta l'armée du Nord à l'arrivée de l'armée prussienne, se rendit d'abord

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à Metz, puis au camp de la Lune, et se battit à Valmy et devant Thionville. En lygS, il laissa émigrer une partie de ses officiers et se conduisit d'une manière brillante au combat d'Arlon. Il continua de servir aux armées du Nord, de Mayence et de l'Ouest, et à celle du Rhin jusqu'à la paix d'Amiens. Il tint alors garnison à Compiègne, passa les années 1 804 et 1 8o5 au camp de Montreuil, fit partie, en 1806, de l'armée des côtes, partagé entre le Havre, Rouen et Chartres, et partit de là pour se rendre en Allemagne, où il servit en 1806 et 1807 au 6® corps de la grande armée; de 1808 à 181 3, il est aux armées d'Espagne et du Portugal. A la fin de 1 8 1 3, il était au 3® corps de cavalerie de la grande armée en B vière ; en 1 8 1 4 et 1 8 1 5 , il était au 5® corps de cavalerie.

Le colonel Laferrière a été blessé de coups de feu aux affaires d'Alba de Tormès et de Condexa. , Rousseau reçut plusieurs coups de sabre à la tête le 22 juillet 18 12, et Moncey fut blessé près de Belfort le 2 7 juin 181 5.

Au mois de mai 18 14, le régiment avait pris le titre de régiment du Dauphin, et avait reçu à Neutbrisach les 2 premiers escadrons du 8® hussards, et les 5® et 6® du 10®. Après le licenciement de l'armée en i8i5, le fond du 3® hussards est entré dans la composition du i®' hussards nouveau qui a été organisé en 1 8 1 6 à Niort, sous le titre

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de hussards du Jura, et qui reçut aussi à ce moment le 3® escadron du 7® régjment.

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