CHIFFRES KT EMBLEMES DIVERS
Armand, oiseaux, fleurs, etc.
Jy\ Rocher, figures.
w» Taillandier, bouquets, guirlandes.
Vieillard, attributs, ornements.
y^K Dieu, chinois, fleurs chinoises, dorure.
Buteux fils, jeune, sujets pastoraux, enfants, etc Capelle, frises diverses.
Noël, fleurs, ornements.
(^ Ledoux, paysages et oiseaux.
«If Bienfait, dorure.
* Caton, sujets pastoraux, enfants, portraits.
^ çu Xzrowet, arabesques, fleurs.
%^ Sinsson, fleurs, groupes, guirlandes.
^^ Buteux père, fleurs, attributs.
©^ Gomery, oiseaux.
w Leguay, miniatures, enfants, chinois,
ry Fontelliau, dorure.
K Mutel, paysages,
Bosset, paysages, elc.
^ Evans, oiseaux, papillons, paysages.
Y Cardin, bouquets détachés.
f Thevenet père, fleurs, cartels, groupes.
^ Cornaille, bouquets détachés, fleurs.
^ Chulot, allribuls, fleurs, arabesques.
yÇf^ Chavaux père, dorure.
nP Catrice, fleurs, bouquets détachés
Choisy (De), fleurs, arabesques.
yj^t Anteaume, paysages et animaux.
Bouchet, paysages, figures, ornements.
f\ Pouillot, bouquets détachés.
^n^^ Aubert aîné, fleurs.
Sioux jeune, fleurs et guirlandes en camaïeu Tardy, bouquets détachés.
Tandart, groupes de fleurs, guirlandes.
Théodore, dorure.
Fontaine, attributs, miniatures.
Sioux aîné, bouquets détachés, guirlandes.
Su*oo Baux, bouquets détachés.
Sceaux, 1 753. — On a vu, page 449, que la faïence avait été faite à Sceaux avant la porcelaine ; la date qui est inscrite ici n'a donc rien de sûr. Ce qu'on peut affirmer, c'est que Chapelle obtint rapidement une pâte tendre, semblable à celle de Mennecy pour l'aspect, et dont le décor rivalise souvent de finesse avec celui de Sèvres; seulement il est fort difficile de saisir et d'assigner la limite où cessent les travaux de Chapelle et où commencent ceux de Glot, son successeur, protégé par le duc de Penthièvre. Des oiseaux sur terrasse, des groupes d'Amours
Lans des nuages, de gracieux bouquets, se montrent sur des pièces bien travaillées et convenablement blanches. La marque, \t'S presque toujours gravée en creux, est XS et plus rarement une ancre, par allusion au grand amiral de France, protecteur ^ le rusine. -HP
Orléans, 1753. — Nous avons dit, page 5H, quels furent les comnencements de la fabrique royale d'Orléans, et comment la marque couronnée semble avoir été réservée à la faïence de terre blanche purifiée. Lorsque Gérault-Daraubert imagina de faire de la porcelaine ;endre, il adopta, nous ne savons pourquoi, un lambel de trois penlants sous lequel est un C. Pourtant le privilège royal persistait à ^ moment (1755), puisque, en 1771, il fut même prorogé de quinze ms.
La porcelaine tendre d'Orléans, fabriquée d'abord avec les argiles les environs de Paris, puis avec les terres de Saint-Mamers et de la joire, est blanche, translucide et semblable à celles de Mennecy, Sceaux, etc. Quelques décors ont été fondus dans son vernis fluide; Tautres sont émaillés à la surface avec un cobalt vif et pur. La plus grande pièce que nous connaissions appartient à madame Heine. Mais 1 existe probablement dans les collections des ouvrages anonymes non noins importants; ainsi on a fait des fleurs naturelles et de caprice en :rande quantité, et nous n'avons vu aucune pièce montée qu'on pût ttribuer à Orléans.
On y a fait aussi des ligures et groupes peints et en biscuit ; mais ous ne savons pas si cette fabrication s'applique pour une r ^ art à la pâte tendre, dont voici la marque : C
Cette marque, nous devons le dire, a été récemment contestée ; dans îs derniers temps de sa vie, M. Riocreux avait même retiré les porcelines tendres au lambel de la vitrine d'Orléans pour les placer sous i rubrique de Crespy. Une première objection se présente : si l'on gfuse à Orléans la marque au lambel pour les porcelaines tendres, ourquoi l'admettrait-on pour la pâte dure?
Mais ici il y a mieux que des suppositions ; ouvrons les documents Fïiciels : le 7 mai 1777, lorsque Monsieur visita la fabrique, un ordre crit régla la disposition des ateliere ; on y lit :
« A la chambre de composition des pâtes :
« Des matières brutes pour les quatre sorte» de pâtes employées à la manufacture ;
a Des frittes aux trois premières pâtes;
(1 Des alliages — avec la terre de Beilen pour la première — à la deuxième, avec de la marne près Paris — à la troisième, avec de la terre de Saint-Mamers près de Châteaudun... les trois premières pâtes sont nommées par le public porcelaine tendre. »
Dans le tableau présenté à l'Intendant le 8 juin suivant, on trouve ceci : « La naissance de la manufacture royale étiblie à Orléans est du 13 mai 1753, sous permission accordée par le Roy pour l'espace de 20 années ; le 7 may 1 773, les bontés de Sa Majesté luy ont prorogé son privilège pour 15 ans, à cause que cette manufacture n'avait rien fait pour sa fortune ny même pour son aisance.
a Les premières terres qu'elle a employées provenaient de Beylen près de la Flandre; en 1755, des environs de Paris; fin de 1756 de Saint-Mamers près de Châteaudun, avec des additions qui se trouvent près de la Loire. Depuis 1764, elle a ajouté à sa fabrication des terres du Limousin, etc. »
Il nous parait inutile de pousser plus loin ces citations qui mettent hors de doute la fabrication tendre d'Orléans sous ses formes diverses. Quant au lambel substitué à la couronne royale, c'est là un de ces faits qu'on accepte sans chercher à les expliquer.
Étiolles, 1768. — Un sieur Monnier avait obtenu, en 1768, l'autorisation d'élever une fabrique de porcelaine à Étiolles, près Corbeit. La marque déposée à Sèvres consistait dans les lettres MP conjuguées. Dans ses premiers tâtonnements, Monnier essaya de la porcelaine __/\/g tendre imitée de celle de Saiul-Cloud ; nous en possédons une petite pièce signée : plus tard il fit de la pâte dure.
La Tour d'Aiguës, 1 775. — M. de Bruni, baron de la Tour d'Aiguës,
qui avait établi dans son château la remarquable fabrique de faïence
dont nous avons parlé page 527, sollicita, en 1773, l'autorisation de
faire de la porcelaine. 11 réussit, nous n'en saurions douter,
car nous avons rencontré dans les collections privées un cer-
. . tain nombre de spécimens en pâte tendre et en pâte dure,
Ip] marqués d'une tour, et qui ne peuvent être attribués qu'à
celte usine. Seulement, une difficulté se présente, pour
les porcelaines tendres; c'est que Peterinck, de Tournay, a pen-
(lant quelques lemps figuré lui-même une tour sur ses produits.
Les porcelaines de la Tour d'Aiguës nous paraissent Irès-caraclérisées par leur style ; elles portent des fleurs et des bouquets très-bien peints en émaux vifs rappelant le genre de Sèvres ; elles ont, en un mot, un aspect français bien déterminé. Les pièces à la tour de Tournay sont habituellement très-translucides et peintes en émaux excessivement pâles et comme lavés ; on y voit des oiseaux sur terrasse, d'une forme et d'un plumage complètement inventés, rappelant les premières époques de la Saxe ou le genre chinois des étoffes et tentures du dixhuitième siècle.
Bourg-la-Reine, 1773. — C'est là que Jacques et Julien transportèrent le matériel de Mennecy. Ils y continuèrent les mêmes errements que dans Tancienup. fabrique; seulement leur mar- "R/^ que en creux dans la pâte devient celle-ci :
Arras, 1784. — M. de Calonne, intendant de la Flandre et de l'Artois, avait été frappé du tort que faisait à nos établissement céramiques rénorme importation des porcelaines communes de Tournay ; l'idée lui vint de créer une concurrence à l'établissement des Pays-Bas, et il fournit des subsides aux demoiselles Deleneur, marchandes de faïence à Arras, pour les aider à élever une porcelainerie. Le succès ne couronna pas l'entreprise; les ouvrages, généralement beaux, ne pouvaient sans doute être livrés à un prix assez bas pour lutter sur le marché avec la porcelaine de Tournay. Après quatre ou cinq ans, ^ -p
la fabrique ferma ; sa marque consistait dans les lettres -^"J^ » A R, parfois accompagnées d'un chiffre de décorateur.
ValenciejSNes, 1785. Une pièce tendre, faite sans doute à titre d'essai, est sortie de cette fabrique, spécialement livrée à la poterie kaolinique. Elle est classée dans la collection de M. le docteur Lejeal.
Les fabriques dont nous venons de donner la liste chronologique ne sont pas les seules qui aient, en France, abordé l'emploi de la pâte tendre; le succès des Chicanneau à Sainl-Cloud devait exciter l'émulation de beaucoup d'industriels, et l'on rencontre, sur la pâte de cette usine et avec son +£+• Xa0 9 T^ *S * décor, les marques diverses que nous don- +* 4-
nous ici :
yOt Soucoupe trembleuse, aspect de Saint-Cloud.
j 2l Tasse et soucoupe à lambrequins, bordures à filet et non dencD tées.
^# Sucrier couvert, décor de bordures arabesques losangées, ^ bouquets et vases du genre de la Saxe, à formes conlournées,
en beau bleu, sur une pâte jaune, fendue et manquée. Petites pièces
de toilettes assez nombreuses.
^ Pot de toilette dans le genre de Mennecy. a
X Cuvette à pourtour découpé et dentelé bordé d'arrachés ou peignes roses ; décor de bouquets de fleurs genre de Mennecy.
Maintenant, si nous devions ajouter foi aux if émoircx de Bosl-d'Antic, publiés en 1780, la porcelaine tendre aurait été faite àMoustiers, dans les Basses-Àlpes, concurremment à la faïence. Ce que nous pouvons dire, c'est que de petits seaux à rafraîchir, tout à fait dans la forme de ceux de Saint-Cloud et décorés en couleurs chaudes d'un paysage chinois, nous ont été présentés par feu M. Allègre comme d'origine méridionale certaine ; ces pièces existaient dans la famille du possesseur depuis l'époque de leur création, et étaient restées dans le Midi d'où M. Allègre les avait fait venir à Paris.