‹ Histoire de la céramique; étude déscriptive et raisonnée des poteries de tous les temps et tous les peoplesChapitre 94 sur 145 · BOURBONNAIS · texte numérisé non relu

BOURBONNAIS

oDLiNS (Allier). — Les faïences de cette fabrique ont une telle resance avec celles de Rouen, qu'il est fort difficile de les en distin- Une assiette du Musée de Sèvres, qui porte en dessous, à Moune laisse aucun doute sur la provenance; je décor du genre à la , brille des émaux les plus vifs, outefois. Moulins ne s'est pas livré à ce seul genre de fabrication ; il ^^xîste au musée de la ville une statue de Saint Roch, rappelant le sty -1 ^ des œuvres nivernaises. Derrière est écrit en caractères moyens :

et, sk. «a-dessous, en plus gros :

eltieniK* nio^din

ur le socle, on retrouve la date et les initiales du même artiste. Queyroy, conservateur du musée, pense que Mogain est le peintre ChoUet le modeleur de la statuette.

AUVEReNE

Clermont (Puy-de-Dôme). — Alex. Brongniart attribue à cette ville a ^^^^i^jjjjgg terres vernissées, à réseaux, dans le genre d'Avignon, et

Lvertes d'un vernis brun nuancé comme Técaille. Mais au com-

iment du dix-huitième siècle, l'Auvergne sortit de ces fabrications

^**>HQunes pour créer des terres émaillées dignes, par leur beauté, de

''^^^^lîser avec les faïences de Moustiers, qu'elles imitèrent d'abord. La

P*"^rràière pièce qui se soit révélée aux amateurs est une buireen casque

d^ lu collection Ed. Pascal ; décorée d'arabesques élégantes entourant

la ligure du Temps, on remarque à peine entre les ornements et ceux

^^^^utés en Provence quelques différences de pinceau ; les rinceaux se

teTininent par de gros points, les fonds partiels sont striés, certains

t^^olifs et des faux godrons s'ombrent en teintes fondues. Sous le pied

était écrit : ClermontrFerrand^ 1754. Un pot à eau, appartenant ^ ^ M. le marquis de Pontécoulant, offre la même ornementation ; sur k ^ ^ face est une armoirie au timbre de marquis, sous laquelle on lit : Convalescence de M. Rossignoly intendant d'Auvergne. M. Peyrol, trisorier de l'ordre, 1738. Une troisième pièce a fourni une date intermédiaire ; c*est encore une buire en casque, mais cette fois à guirlandes, rinceaux, coquilles d'un style participant des décors de Rouen et de Moustiers. Sous le pied est la légende : M. Clermont-Ferrand d'Auvergne^ 21 janvier 1756. Envoyé par M. Grange, de Clermont, à l'Exposition universelle, ce casque a prouvé toute la souplesse du talent des artistes auvergnats ; ceci n'était point une copie servile, mais une fantaisie largement conçue et non moins satisfaisante que le type. Ces diverses pièces ont permis de restituer à leur véritable source une foule de produits confondus parmi ceux de la Provence.

Clermont n'a pas eu, toutefois, que cette fabrication de luxe ; on trouve en faïence commune des assiettes patronales portant le nom des possesseurs. M. Romeuf conserve un saladier dont l'intérieur représente un tourneur dans son atelier où est écrit : Perrier Lauche ; à l'extérieur circule une guirlande de vigne chargée de raisins. La terre de celte pièce est rouge, dense et serrée; les émaux sont peu brillants.

ÂRDES ou Hardes. — Cette seconde fabrique du Puy-de-Dôme ne nous est connue que par la mention qui en est faite dans la liste de Glot.

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