I. Frœhner, Musées de France, pi. XIII, 5, p
La fin de la peinture de vases en Italie.
avec non moins d'évidence dans les phiales à ombilic, dont le centre bombé se renfle en saillie sur le fond. C'est encore aux vitrines du Louvre que nous empruntons le spécimen ci-joint, où l'on peut constater un fait intéressant : l'association d'une forme empruntée à l'art du métal et de la décoration peinte (fig. 124).
Autour de l'ombilic, couvert de zones rouges et noirfes, court une bande décorée de rayons jaune clair. Dans le champ, des poulpes blancs alternent avec des dauphins peints à l'aide de cette même couleur jaune mat qui contient de fortes proportions de céruse '. Bien plus, les ornements moulés, caractérisant la poterie imitée du métal, apparaissent sur une coupe profonde du Louvre reproduite au commencement de ce chapitre' (fig. 121). Le fond est occupé
t. On observe te in^ine décor marin sur un plai provenant de Capoue au musée de Berlin. Furtwaengler, Vasensam. im Aniiquarium, n" 3607.
2. D'après une note manuscrite de O. Rayet, cette coupe proviendreii de Crète.
302 L'imitation du métal et la poterie moulée.
expliquées dans le détail ? Il est permis de croire qu'ils servaient surtout à garantir la contenance légale des amphores; c'étaient, en outre, de véritables marques, certifiant à Tacheteur la provenance du vin, et au besoin sa date, le nom du magistrat éponyme équivalant à la désignation de Tannée.
Nous n'insisterons pas sur un autre genre de produits céramiques dont l'étude détaillée nous ferait dépasser les limites chronologiques où nous nous enfermons; nous voulons parler des lampes de terre cuite. A vrai dire, la majeure partie des lampes trouvées dans les pays grecs ne sont pas antérieures "à l'époque impériale. Celles qui remontent à une date plus ancienne sont fort . simples et sans ornement. Ainsi le musée de Berlin possède une lampe attique du cinquième siècle, analogue pour le type aux lampes votives qu'on a trouvées en grand nombre à l'Acropole d'Athènes '. Le corps de la lampe est très sobrement décoré de cercles concentriques, et sur le pourtour dix becs (pxT^peç forment autant de saillies très accusées.
Au temps de l'Empire, l'influence romaine impose à la civilisation antique un caractère d'uniformité qui se fait sentir jusque dans les moindres productions industrielles. Qu'elles soient grecques ou romaines, les lampes de cette époque offrent le njême type 3. Le procédé technique est partout le même. Les potiers se servent de moules à deux pièces dont il n'est pas rare de retrouver des exemplaires; l'un des moules donne le corps de la lampe, l'autre le couvercle avec son anse; les deux pièces sont ensuite rajustées et soumises à la cuisson.
Les lampes d'origine grecque ont été peu étudiées jusqu'ici^.