Cf. Loeschcke, Arch. Zeitung, 1881, p
3. Annali deîV /njf., 1827, pi. N., art. de Klûgmann, p. 290. — Cf., pour la phiale de Berlin, Furtwaengler, Vasensam, im Antiquar., n» 3882.J
34S Uimitaiion du métal et la poterie moulée.
tables où sont posées trois Sirènes au corps de femme et aux pattes d'oiseau; Ulysse, seul sur le pont et attaché au mât, peut les écouter sans danger. Vient ensuite l'épisode de la lutte contre Scylla. Le monstre de mer a enlevé du pont du vaisseau un malheureux marin qui se cramponne de toutes ses forces à la proue; Ulysse lui décoche des flèches, et un de ses compagnons l'attaque à coups de trident. Enfin, on est arrivé à Ithaque; les matelots carguent les voiles et abaissent le mât; Ulysse débarque, déguisé en mendiant, et son chien Argos accourt près de lui. Chose curieuse, ce procédé de composition qui consiste à retracer
les épisodes successifs d'un même récit, est celui que pratiquaient les orfèvres phéniciens dans la décoration de leurs coupes. A plusieurs siècles de distance, on le retrouve, par exemple, dans la coupe bien connue qui provient de Palestrina et représente une suite de scènes que M. Clermont-Ganneau a heureusement interprétée en y reconnaissant la journée d'un chasseur '.
Plusieurs phiales à médaillon ou à ombilic portent la signature de potiers calènes. Celui dont le nom revient le plus fréquemment est L. Canoleios, qui fait souvent suivre son nom de l'ethnique Calenus (k CANOPEIOS. P. F. FECIT. CAPENOS, ailleurs l. CANOPEIVS. l. F. FECIT). Sa signature se lit sur neuf coupes ou fragments de coupes, parmi lesquels deux appartiennent au musée du Louvre ^. Un exemplaire conservé à Saint-Pétersbourg, dans la collection de l'Académie des sciences, montre une procession bachique analogue à celles qui décorent des sarcophages romains. Les personnages y sont très nombreux, très serrés, et des rosettes remplissent les intervalles^. Il y a, au contraire, un sentiment beaucoup plus grec dans la patère trouvée à Corneto^ qui représente l'Enlèvement de Coré par Pluton. Des personnages à pied, Athéna,
1. Voir G. Perrot et Chipiez, Histoire de VArt dans Pantiquité, t. III, p. 768.
2. Le catalogue de ces signatures a été dressé par M. Fœrster, Annali, i883, p. 66- 75. Cf. Frœhner, Musées de France, p. 4g.