‹ Histoire de la céramique grecque (volume 2)Chapitre 129 sur 187 · Benndorf, ouvr. cité, pi. LVII, n · texte numérisé non relu

Benndorf, ouvr. cité, pi. LVII, n

L'imitation du métal et la poterie moulée, 34'}

phiale dite à ombilic (<pia>.Yi ôfjLça^wTvi ou [jLeao[jt,<pa^o;) », caractérisée par le renflement de la partie centrale, qui s'arrondit comme un large bouton. Cette forme de coupe, dont les plus anciens modèles métalliques semblent appartenir à l'industrie cypro- phénicienne, était depuis longtemps connue des Grecs; ils l'avaient adoptée de très bonne heure pour les usages du culte et les peintures de vases, les bas-reliefs votifs montrent fréquemment des divinités ayant à la main une phiale de bronze ou d'argent. Au cinquième siècle, Nicosthènes avait essayé déjà d'imiter cette forme métallique, et de l'introduire dans l'art céramique; mais sa tentative était restée un fait isolé 2. Deux siècles plus tard, les potiers calènes mettent en vogue ce type de patère, qui, en raison de ses origines, se prête si bien à la décoration en relief. Nous choisissons comme spécimen une phiale trouvée à Corneto, dans les fouilles des frères Marzi; elle reproduit exactement le même sujet qu'un autre exemplaire provenant de Vulci, appartenant autrefois à la collection Durand et acquis par le musée de Berlin 3 (fig. i3o). Une suite de reliefs disposés autour de l'ombilic, et formant une sorte de cadre rectangulaire, représente quatre épisodes des aventures d'Ulysse à son retour d'Ilion. La symétrie est parfaite, grâce à la répétition d'un même motif reproduit dans les quatre scènes; nous voulons parler du vaisseau d'Ulysse, un navire de guerre armé de son éperon, décoré d'yeux à la proue et d'aphlastes à l'arrière; sur les flancs, les rangées de rames sont indiquées tant bien que mal. En commençant par les figures qui, sur notre dessin, occupent la partie supérieure, on reconnaît sans peine Ulysse, arrivé en vue des rochers qu'habitent les Sirènes, et se faisant attacher par un de ses compagnons au mât de son vaisseau. Plus loin, le navire, poursuivant sa course, passe par le travers de ces rochers redou-

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