‹ Histoire de la céramique grecque (volume 2)Chapitre 161 sur 187 · L'imilatvm du métal et la poterie m>^ul^e · texte numérisé non relu

L'imilatvm du métal et la poterie m>^ul^e

condition modeste faisaient usage au temps de Plaatc tandis que de plus forrunés se servaient d'une riche Taîsselle d"or et d'argent ». Quant à déterminer avec pLs de précision le centre originaire de la Cabricacion. nous devons y renoncer. Le £iit que beaucoup de ces coupes proviennent de Mégarc, l'analogie qu elles paraissent présenter^ au point de vue de la forme, avec les vases à boire appelés y^/jtt par les Méganens * , ont pu donner crédit à rtiypothèse qui en attribue l'invention à l'industrie mégarienne. De teb indices sont bien insuffisants pour entraîner la certitude. Nous croyons, avec M, Furtwaengler ^, que la fabrication des coupes soi-disant mégariennes a pris naissance dans un des grands centres industriels de Tépoque aiexandrine plutôt qu'à Mégare; mais aller plus loin, désigner Alexandrie, Pergame^ ou même Samos, ce serait assurément franchir les limites des hypothèses permises.

Quoique plus ancienne en date, la poterie dite de Mégare présente certaines analogies avec celle qu'on appelle, bien improprement, poterie samienne. On désigne d*habitude sous ce nom des vases jd'un beau rouge corallin revêtus d'une glaçure brillante, qui parait avoir été étendue au pinceau. On obtenait cette coloration en ajoutant du peroxyde de fer à une solution siliceuse très liquide^. La terre a subi une cuisson très forte, qui lui donne une sonorité remarquable. Mais quelle est au juste la valeur de ce terme de vases samiens^ longtemps accepté sur la foi d'un écrivain du septième siècle de notre ère, Isidore de Séville ^ ?

i.'Helbig, BulletU deW fnsL, 1876, p. 176. Cf. Plaute, Stichus, V. 4 : « Ai nos •amiolo potcrio tamen vivimus. •

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