‹ Histoire de la céramique grecqueChapitre 118 sur 144 · De Witte, Gaqette archéologique, tSy5, p. g3, pl · texte numérisé non relu

De Witte, Gaqette archéologique, tSy5, p. g3, pl

L' imitation du métal et la poterie moulée.

mentent les scènes figurées >. Nous ne nous attarderons pas à l’histoire d’une industrie qu’il nous faudrait suivre dans des régions bien éloignées de la Grèce. Aussi bien, dès le premier siècle avant notre ère, tous les pays soumis à l’influence romaine peuvent en revendiquer le privilège. Quel que soit l’intérêt que présente l’étude de la poterie romaine, nous n’entraînerons pas le lecteur sur un terrain qui n’est plus le nôtre.

L’emploi du moule se prête à des applications fort variées. Les Grecs en ont fait usage pour divers objets, tels que les tessères de terre cuite, les cônes portant des inscriptions qui se rencontrent fréquemment dans les tombeaux grecs. Bien que ces objets révèlent des particularités fort intéressantes pour l’histoire de la vie antique, ils n’ont aucune valeur d’art, et nous n’avons pas à nous en occuper ici. A la céramique proprement dite se rattache, au contraire, toute une classe de vases, d’un caractère usuel, qui méritent l’attention en raison des estampilles dont ils sont revêtus : ce sont les amphores de commerce, destinées au transport du vin, de l’huile et des autres denrées^.

La fabrication de ces vases était naturellement en rapport avec l’activité commerciale des villes où ils étaient employés. Trois villes surtout, Thasos, Rhodes et Gnide, en ont fait un fréquent usage : c’est de ces trois ports que partaient les vaisseaux qui exportaient, dans le bassin de la Méditerranée, les vins renommés des îles grecques et de la côte d’Asie Mineure. Dans les ports du Pont-

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