‹ Histoire de la céramique grecqueChapitre 124 sur 144 · Voir Perrot, ouvrage cité, t. III, pl. 6, p · texte numérisé non relu

Voir Perrot, ouvrage cité, t. III, pl. 6, p

3. Voir Dumont et Chaplain, Les Céramiques de la Grèce propre, ch. xiii, p. 197.

4. Kœhler, Mittheil. des arch. Inst, qu Athen, 187g, pl. ig, p. 366. — Cf. Furtwængler, Beschr, der Vasensam., n° 1289.

Les poteries vernissées et émaillées.

(fig. i38) met sous les yeux du lecteur un de ces vases, destinés à contenir de l’huile ou des parfums ; il a la forme d’un sphinx, dont le corps, à partir du buste, est celui d’une poule couveuse; les plumes sont indiquées par des imbrications et par des traits à la pointe, gravés avant la cuisson sous la couverte jaune pâle. Mais faut-il reconnaître ici, avec M. Kœhler, un produit de l’industrie éginète ? A vrai dire, les mouchetures brunes posées sur

rieux vase du Louvre, auquel M. Heuzey a consacré une savante étude* (fig. 14 1). Ce vase, trouvé à Corinthe, était recouvert d’un vernis bleu pâle; il a la forme d’une tête casquée, à

laquelle s’adaptent le goulot plat et l’anse courte des aryballes grecs. Le visage barbu du guerrier disparaît presque entière-

ment sous un casque à garde-joues mobiles, de type tout à fait hellénique, et semblable à ceux que portent les guerriers grecs sur les vases corinthiens d’ancien style. L’analogie n’est pas moindre entre le vase du Louvre et d’autres aryballes en forme de tête casquée, trouvés à Camiros et en Italie; seulement ces derniers sont peints suivant le système usité en Grèce pour

les vases*. Malgré cet apparentage évident et sa provenance

1. L. Heuzey, Galette arch., 1880, p. 145-163, pl. 28, 2. — Cf. Perrot, Histoire de l'Art dans l’Antiquité, t. 111, p. ôyS et suivantes.

2. Cf. exemplaire du Louvre, Ga'^ette arch., 1880, pl. 28, 3. Le British Muséum en possède plusieurs exemplaires provenant de Camiros.

le corps et sur les ailes, la nature de l’enduit vitreux, le style même de la figure, accusent une telle parenté avec les terres vernissées égyptophéniciennes, que l’attribution à la fabrique d’Egine reste une pure hypothèse.

Fig. i38. — Vase émaillé en forme de sphinx, provenant d’Égine. — Musée de Berlin.

On constate au contraire les traces manifestes de l’influence grecque dans un eu-

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