DÉCORATIONS ARCHITECTONIQUES EN TERRE CUITE
l-Cheneau et corniche du trésor de Géla a Olympie 2, Fragment de corniche
. (Musée de Palerme) 3 Chéneau et corniche duTemple C à Sélinonte,
n après Borrmann et Dôrpfeld
Ireip Lemercier ic C'!^, Paris-
La céramique dans l’architecture.
àvÔ£[j.wToç), provenant également d’Athènes, qui est dessinée plus loin en cul-de-lampe (fig. 14?)) h Enfin, les fouilles exécutées par l’École française d’Athènes à Elatée, en Phocide, sur l’emplacement du temple d’Athéna Cranaia, ont mis au jour des terres cuites peintes dont le style, comme la technique, dénote une date assez avancée dans le cinquième siècle; un curieux fragment montre des palmettes et des rangs de perles s’enlevant en jaune clair sur un fond noir^. Si l’emploi du marbre à Athènes a détrôné de bonne heure celui de la terre cuite peinte, peut-être les Phocidiens, moins riches en matériaux de choix, sont-ils restés plus longtemps fidèles à ce procédé.
La plastique revendique de bonne heure sa place à côté de la peinture. Rien de plus commode, en effet, que de pousser dans des moules les tuiles faîtières, ou antéfixes, qui forment le couronnement de la corniche et sont destinées à n’être vues que d’un seul côté; le travail du peintre est simplifié d’autant, car il ne lui reste plus qu’à revêtir de teintes plates les parties saillantes. C’est surtout dans l’Italie du Sud que cette technique a été en vigueur; on trouve des antéfixes en relief rehaussées de couleur dans toute la Grande-Grèce, en Campanie, et jusque dans l’Étrurie du Nord; les fouilles du marquis Campana ont mis au jour de nombreux spécimens qui ont enrichi les galeries du Louvre. Le musée de Capoue n’est pas moins bien partagé, grâce aux trouvailles faites au Fondo Patturelli., dans le voisinage de Santa Maria di Capua^. Nous empruntons à la collection de Capoue le spécimen reproduit en couleurs sur notre planche XVI (fig. 1 ) +. Le centre est occupé par un gorgonéion de style archaïque, sujet traité avec prédi-