Adler, Arcli. Zeitung, 1872, p. 1-2, et pl
3. Cf. Fr. Lenormant, Galette archéologique, 1878, p. 176; 1881-1882, p. 8i-85, 96.
4. Duc de Luynes, Métaponte, Paris, i833, pl. VII. — La bibliothèque de l'Ecole des Beaux-Arts en possède un autre exemplaire, donné par M. Debacq en 1884.
La céramique dans l’architecture.
provient des fouilles exécutées en 1828 par le duc de Luynes, avec le concours d’un architecte, M. Debacq, sur l’emplacement des ruines antiques appelées dans le pays la Chiesa di Sansone. Les travaux, malheureusement interrompus par des infiltrations d’eau.
Fig. 143. — Antéfixe modelée et peinte trouvée à Cervetri. (Musée de Berlin.)
mirent au jour les débris d’un temple grec dorique de la meilleure époque. Jusqu’à ces dernières années, on ne savait quel nom assigner à cet édifice, lorsque M. Lacava eut l’heureuse fortune de découvrir, non loin de là, une inscription du sixième siècle permettant de l’identifier Le temple retrouvé par le duc de Luynes était, à n’en pas douter, consacré à Apollon Lyceios, et s’élevait
I. Notifie degli scavi, 1880, p. 190, article de M. Comparetti.
La céramique dans V architecture.
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dans le voisinage de l’agora de Métaponte. Par analogie avec les faits constatés à Sélinonte , il faut admettre que le temple de Métaponte avait également reçu un revêtement de terre cuite recouvrant la corniche; sur les faces latérales, celle-ci était surmontée de la cymaise dont le Cabinet des médailles et l’École des Beaux-Arts possèdent les fragments. La peinture consistait en palmettes du plus beau style, noires et rouges, en métopes divisées par des languettes, et en méandres rouges se détachant sur un fond jaune clair. Quant aux mufles de lion formant gargouilles, la planche XVI permet de juger par un exemple avec quelle surprenante perfection ils étaient modelés. L\artiste a rendu avec une singulière énergie l’expression de rage féroce qui éclate dans cette tête si vivante. Ajoutez que la polychromie complète heureusement son œuvre; les mèches de la crinière, courte et hérissée, ont reçu une coloration d’un jaune fauve; la langue que laisse pendre la gueule, largement ouverte, est peinte en rouge; un ton brun rouge recouvre l’ourlet des lèvres, qui se retroussent dans un grondement de colère, et mettent à nu des crocs formidables'. Rien, dans l’architecture antique, n’est plus fréquent que ce motif de décoration. Les fouilles d’Olympie ', celles d’Elatée, en ont fourni de nombreux exemples. On connaît les tuiles-chéneaux en forme de tête de lion (x£pa[y.i^e; liysfjt.ove; T^eovroxécpa^iot) provenant de l’arsenal du Pirée, construit entre les années 846 et 828 *. Mais entre tant de monuments de date et d’origine diverses, les terres cuites de Métaponte occupent certainement la place d’honneur.
Jusqu’ici, les terres cuites peintes ne nous ont offert qu’un style purement ornemental; les emprunts faits à l’industrie des vases se bornent aux éléments décoratifs et excluent la représentation des scènes à personnages. Celles-ci apparaissent, au contraire, dans une série de curieux monuments qui présentent un décor de tout point