Fœrster, Annali, 1869, p. 172; Momimenti, IX, pl
54 Linjliience orientale dans les îles.
pour modèle un vase en métal de fabrication phénicienne; c’est là aussi ce qui rend compte de la disparition presque complète des motifs purement nationaux.
Tels sont les plus beaux produits de la céramique insulaire du septième et du commencement du sixième siècle, art qui déconcerte un peu le regard par le mélange d’éléments hétérogènes, qui disperse l’attention par la multiplicité des ornements, par le nombre de petites taches éparpillées également au milieu des fonds clairs auxquels il se plaît; mais aussi qui, par la variété des motifs qu’il emploie, par l’aspect clair et les couleurs vives de ses œuvres, est une vraie fête pour les yeux; art de décorateur exclusivement, mais de décorateur fort habile et qui va s’instruire à la meilleure école, dans ce monde oriental qui semble, à toutes les époques, avoir eu le privilège de l’imagination inépuisable, de la fantaisie toujours gaie et du sens exquis des couleurs.
Fig. 3o. — Détail d’une œnochoé trouvée à Phanagoria. (Pétersbourg, Ermitage impérial.)
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Fig. 3i. — Héraclès et les Centaures, peinture d’un skyphos corinthien. (Paris, collection de l’auteur.