‹ Histoire de la céramique grecqueChapitre 49 sur 144 · IJ · texte numérisé non relu

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Les vases à figures ronges. Eiiplironios.

dont Pythagoras, Hagéladas et Myron couvraient alors les places publiques des villes et l’Altis d’Olympie. Le jour où Euphronios a peint ce fond de coupe, il semble qu’un souffle myronien ait passé par lui.

Euphronios fait bonne figure au Louvre. Notre musée possède en effet de lui, outre la coupe de Thésée et Amphitrite, un grand cratère trouvé à Cæré et acquis avec la collection Campana h Ce cratère est un des plus beaux qui existent : il a pour lui le mérite de dimensions considérables, d’une grande pureté de galbe et d’une superbe décoration peinte. D’après le style, ces peintures, qui occupent toute la hauteur de la partie cylindrique du vase, doivent être à peu près contemporaines de la coupe du Meurtre de Troilos; peut-être cependant leur sont-elles postérieures d’un petit nombre d’années, car le dessin de certaines parties témoigne d’une fermeté de main encore plus grande.

Le corps du cratère d’Euphronios porte deux représentations : sur le revers, une sorte de concert, où un jeune homme, Polyclès, vêtu des longs vêtements dont les musiciens avaient emprunté l’usage à leur patron Apollon Citharède, les deux flûtes dans les mains, s’apprête à égayer ses compagnons en leur jouant quelque morceau : peinture négligée et médiocre. A l’opposite, sur la face principale, est la lutte d’Héraclès contre le géant libyen Antæos, lequel, nul ne l’ignore, reprenait sans cesse ses forces et restait invincible tant qu’il s’appuyait sur la Terre, sa mère. Au centre de la composition sont les deux adversaires : Antæos, reconnaissable à son type barbare et à ses cheveux roux, est à demi couché à terre; de la main droite, il s’efforce de saisir, pour les tordre et les briser, les doigts du pied droit d’Héraclès. Celui-ci a entouré de ses bras les épaules du géant, et les genoux’ en terre, le poussant en avant de tout l’effort de ses cuisses gonflées et de ses jambes raidies, il essaye de se glisser sous lui pour le soulever de terre, l’épuiser en le privant

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