Stackelberg, Græber der Hellenen, pl. XXIVi
3. Hésychius : AouTpotpôpoç" &t:û ëtrEgTOV et; t&ùç yà[x,oüç koutpoçôpouç, xal -coîç àYâjxût^ âi:o6avo'j(n xà œOxô êTioiouv. Cf., surles loutrophofes, Herzog, Archt Zeitung, 1882, p. i3i.
24S Les vases à figures rouges du quatrième siècle.
Au beau temps de la peinture rouge, les loutrophores sont ordinairement décorées de scènes relatives au mariage. Le musée de Berlin en possède une qui peut dater du début du quatrième siècle, et où sont retracés avec un sentiment exquis deux épisodes de la cérémonie nuptiale D’un côté est figuré le départ du nouveau couple pour sa demeure. L’époux, un tout jeune homme couronné de myrte, a pris dans ses bras sa jeune femme et va la déposer sur le char attelé de mulets que conduit le parochos., choisi parmi les amis du fiancé; à côté d’eux se tient un des enfants chargés de faire la conduite à l’épousée ('Trpox£[j.x£iv). Dans une autre partie, séparée de la première par une colonne dorique, le père et la mère de l’époux, celle-ci tenant les torches nuptiales (§a^£<; vup.(piy.ai), accueillent les mariés au seuil de la maison paternelle.
A une époque où le goût public incline de plus en plus vers l’observation de la vérité individuelle, où l’on voit se développer dans la sculpture le genre du portrait, avec Léocharès, Silanion, Démétrios d’Alopèce, cette source d’inspiration devait solliciter le talent des peintres céramistes. La peinture des vases du quatrième siècle fait une large place aux scènes d’intérieur, dont le charme intime et familier répondait aux prédilections des acheteurs. Ces sujets sont d’ailleurs en rapport étroit avec la nature des vases qu’ils décorent. Ils conviennent à merveille aux vases de petites dimensions, aryballes, pyxis, œnochoés, destinés à figurer sur la table de toilette des remmes élégantes. Ils régnent sans partage dans toute une classe de vases qui ont la forme d’une amphore à couvercle et à anses doubles, portée sur un pied conique, et où il faut reconnaître un accessoire obligé de la toilette féminine Les scènes sont toujours empruntées à la vie d’intérieur et sont caractérisées par la présence des Eros et des génies féminins ailés qui se mêlent aux occupations des femmes.