‹ Histoire de la céramique grecqueChapitre 77 sur 144 · A. de Longpérier, Œuvres complètes, t. III, p. 33i · texte numérisé non relu

A. de Longpérier, Œuvres complètes, t. III, p. 33i

Les vases oniés de reliefs

vernis noir et mat, et qui est décorée de petits reliefs obtenus à l’aide d’un timbre *. Un autre exemplaire, tout à fait semblable, provient du même pays, c’est-à-dire de Crète 2, et une amphore du même style, ornée de reliefs et de peintures blanches, a été trouvée à Alexandrie Ici, le procédé est purement mécanique ; l’usage du timbre et du moule supprime la personnalité de l’artiste. On prévoit déjà le moment où cette technique, d’application facile, détrônera la peinture de vases.

Nous revenons au quatrième siècle avec les vases en forme de figurines. L’idée d’associer à la forme du vase des éléments empruntés à la figure humaine est fort ancienne. Les céramiques primitives, on l’a vu, nous en montrent l’application rudimentaire. Plus tard, dans les îles orientales de la Méditerranée, on fabrique des vases en forme de petites bouteilles, surmontées d’une tête de femme à longues tresses, de type asiatique 4. A toutes les époques de la céramique grecque, on trouve des vases dont le récipient imite la tête humaine; il en sera question plus loin. Mais il faut faire une place à part à toute une classe de poteries en forme de têtes ou de figurines, dont les caractères sont nettement accusés La technique est celle des terres cuites, et n’emprunte presque plus rien aux procédés habituels de la peinture céramique. Elle comporte l’emploi d’une couverte d’un blanc laiteux, tout à fait semblable à celle des terres cuites, et qui sert de fond à la polychromie et à la dorure. Un goulot et une anse analogues à ceux

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