I. Heycteinann, ouvr. cité, p. 276, I
Les vases de V Italie méridionale.
le héros dont s’égaye le plus volontiers la verve des auteurs de phlyaques est Héraclès : la gloutonnerie, la stupidité , la sensualité grossière^ que prêtait déjà au héros la comédie d’Épicharme, leur offrent un thème inépuisable. Voici, sur un cratère du musée de l’Ermitage, une scène qui se passe devant le temple d’Apollon à Delphes' (fig. itS). Après le meurtre de ses enfants, Héraclès
(Musée du Louvre.)
est venu consulter l’oracle. Arrivé au temple, il a avisé sur la table des offrandes une corbeille de fruits, et, poussé par son formidable appétit, il s’en est emparé sans façon, Apollon, pris de terreur, s’est réfugié sur une des poutres du toit de son temple, au-dessus du bassin des lustrations; avec un effarement plaisant, il cherche à tenir hors de la portée de son redoutable visiteur son arc et le rameau sacré de l’olivier de Delphes. Son visage