Canons apostoliques, XLI; Dom Pitra, op. cit., p
59. Dans son ëpître aux fidèles de Smyrne (§ 13), saint I§;nace salue les jeunes filles qui sont appelées veuves xai ta; 7cap0évou;, ta; ^eyopiéva; y7]'pa; (Migne, V, p. 717-718).
60. Leur existence est signalée dès l’origine par les lettres de saint Paul et les Constitutions apostoliques {Epist. ad Rom , XVI, 1, 2; I. ad Timoth., V, 9-13; Constitutions, VI, xvii). Pline en fait mention dans sa lettre à Trajan, citée plus haut. Il les qualifie de ministræ, et comme il s’agit de femmes esclaves, ce doux philanthrope n’hésite pas à les faire mettre à la torture, espérant surprendre ainsi les secrets des chrétiens.
Quelles sont maintenant les ressources dont disposent les communautés naissantes ?
Saint Justin (1^® apolog., § 67)^^ décrivant Toffice du dimanche s’exprime ainsi : « Chaque assistant participe aux dons consacrés que les diacres vont porter aux absents. On fait une quête à laquelle contribuent tous ceux qui en ont le désir et les moyens. Cette collecte est remise au chef de l’assemblée, qui vient au secours des veuves et des orphelins, des pauvres et des malades, des prisonniers et des étrangers ; en un mot qui prend soin de tous les indigents. »
En dehors de ces quêtes hebdomadaires, chacun, dit Tertullien [Apolog.^ XXXIX), apporte une modique offrande au commencement de chaque mois, ou lorsqu’il le veut, toujours selon ses facultés. Çi Dieu, en effet, ajoutent les Constitutions, a délié les chrétiens du joug de l’ancienne loi, il ne les a point exemptés des contributions à payer aux prêtres et de la bienfaisance à exercer envers les pauvres (II, xxxvi).
Toutes ces allocations sont, comme on le voit, facultatives quant à leur importance, mais les premiers fidèles ressemblent souvent à ceux de Macédoine, que saint Paul félicite de donner autant qu’ils le peuvent et même au delà (II. Epist. ad Corinth.^ VIII, 1-3). Les Pères constatent que tout ce que les Israélites offraient au Temple n’était qu’une image des largesses incomparables des fidèles envers les Eglises et les nécessiteux ^2,
Il est même recommandé de distribuer en aumônes l’équivavalent de la nourriture économisée les jours de jeûne et les pécheurs reçoivent parfois, à titre de pénitence, la charge de faire des dons aux malheureux (Constit.^ II, XL vin).
« Lorsque les ressources ordinaires ne suffisent pas, que quelque besoin nouveau et pressant se fait sentir, ou qu’il y a quelque grande infortune à soulager, on a recours à des collectes générales où chacun donne des produits de son travail ))
61. Migne, VI, p, 429-430; Abbé Freppel, Cours d'éloquence sacrée, 1858-1859, in-8, 1860, -/5= leçon, p. 298.
62. Thomassin, op. cit., l'® partie, liv. III, chap. III, t. I®'', p. 336 ; G. Kurth, Les origines de la civilisation moderne, in-8, 1898, t. I*'’, chap. III, p. 117-118.
63. Hermas, op. cit., III, simil., V, chap. HI (Migne, II, 959-960).