CHAPITRE XI
§ 1er. — Les Recommandaresses avant 17 69 l.
Les déclarations et ordonnances.
Dans une ville à population agglomérée comme Paris, l’usage s’établit de bonne heure de confier les nourrissons à des femmes de la campagne jouissant de l’air pur, de l’espace, du soleil. Dès le xive siècle on voit des directrices d'agence nommées Recommandaresses s’offrir à servir d’intermédiaires entre les parents et les nourrices, moyennant une redevance fixe. L’enfant une fois placé elles continuent leur office pour les paiements à effectuer, etc.
Une ordonnance du roi Jean, 1350, paraît être le plus ancien document sur la matière, parvenu jusqu’à nous.
Avec l’extension de la cité parisienne le nombre des nourrissons augmente, les abus se multiplient; en février 1615 Louis XIII confirme par ses Lettres Patentes les droits et privilèges « des quatre Recommandaresses-jurées des servantes et nourrices », faisant défenses à quiconque d’autres de s’immiscer dans ce service.
1. Code des Nourrices , ou recueil des dèclar niions... concernant les Nourrices , les Recommandaresses , les Meneurs et Meneuses. In-8, 75 p. Paris, 1781.
Hurtautet Magny, Dict. de ta ville de Paris, op. cit., L IV, Bureau des Recommandaresses, p. 216-217.