‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 110 sur 149 · ET SUBVENTIONS EXTRAORDINAIRES EN CAS DE MALHEURS PUBLICS · texte numérisé non relu

ET SUBVENTIONS EXTRAORDINAIRES EN CAS DE MALHEURS PUBLICS

§ 1er . — De quelques calamités générales et des mesures prises uour en atténuer l'effet.

« On professe généralement sur l’ancien régime en France, écrit le savant A. Brutails 4, des théories exagérées : les uns ne trouvent pas de couleurs assez noires, pour foncer le tableau; les autres semblent avoir emprunté, pour lepèindre, les doigts dé rose de l’aurore. »

Quoi de plus dissemblables que ces citations empruntées à deux ouvrages récents ? Il s’agit du xvme siècle.

« En définitive, dit Camille Bloch, la situation générale des classes agricoles est loin de s’être améliorée, à cause des conditions précaires de la vie rurale, l’armée des mendiants ne cesse de grossir par l’afflux de paysans impuissants et découragés 1 2. »

« Paris s’enrichit, dit à son tour le Russe Paul Ardascheff, mais la province s’enrichit aussi, parce que le pays tout entier devient plus riche. Il y a un progrès matériel qu’on voit se manifester dès le deuxième quart du xvme siècle et qui devient surtout sensible à partir de 1750, après la guerre de Sept ans. Se souvenant des années qui précèdent la Révolution, le Chancelier Pasquier en parle comme de l’époque de la plus grande prospérité qu’ait jamais atteint le Pays 3. »

1. Archiviste de la Gironde ; correspondant de l’Institut. Notes sur l’économie rurale du Roussillon. In-8, Perpignan, 1889, p. 6.

Page 1