‹ Histoire de la charité (volume 3)Chapitre 122 sur 149 · PREMIÈRE ÉLECTION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ÉLECTION

Les curés ou vicaires de toutes les paroisses qui ont droit d’élire, avertissent à leur prône du dimanche de Pâques fleuries, les juges, procureurs fiscaux et greffiers, de s’assembler avec les principaux habitants et autres paroissiens, « au nombre de neuf ou sept au moins à l’issuë de la grande Messe pour l’élection d’une pauvre fille. »

« Les Curez ou Vicaires et les Officiers ou leurs substituts n’ont aucune voix délibérative aux élections.

« La grande Messe célébrée, les plus anciens et notables Paroissiens, au nombre de neuf ou au moins sept, choisissent dans l’Eglise à la pluralité des voix, trois hommes et trois femmes de ladite Paroisse qu’ils estiment les plus charitables pour élire la dite pauvre fille, sans que lesdits neuf ou sept anciens et notables Paroissiens puissent se choisir eux-mêmes , ni leurs femmes , fils ou filles pour électeurs ou électrices. »

Les personnes choisies procèdent à l’élection, à la suite des vêpres après avoir prêté serment23. Procès-verbal du tout est dressé par le Greffier.

23. « Nous jurons et promettons à Dieu sur nôtre part de Paradis, sur nôtre honneur et conscience, de choisir sans passion, prédilection ni intérêt particulier, la fdle de cette Paroisse que nous estimerons la plus pauvre et nécessiteuse, et sans aucun moïens, âgée pour le moins de seize ans et au dessus, sujette des Fondateurs, née en loïal mariage, et dont nous connaissons les père et mère, baptisée en cette Paroisse, sage et de bonnes mœurs, de la Religion Catholique Apostolique et Romaine, et qui n’est et n’a esté à nôtre service ni à celui des principaux Officiers, du Curé ou Vicaire de cette paroisse, depuis un an, et dont nous ne sommes pères, frères ni oncles, et de la qualité requise, et selon l’intention des Fondateurs. » (Art. XXV.)

LES INSTITUTIONS DOTALES

SECONDE ÉLECTION

« Le mardi d’après Pasques la fille éluë au Chef-lieu et celles éluës dans les Paroisses particulières, doivent se trouver dans l’Eglise du Chef-lieu d’où lesdites Paroisses ressortissent. »

Après la messe les procès-verbaux d’élection sont examinés, et « étant trouvez bons et valables, le Curé fait ranger les filles ou leurs envoïez dans l’endroit le plus spacieux de l’Eglise, selon l’ordre des Paroisses désignées dans le livre de la Fondation. »

Puis le Greffier fait en présence de toute l’assemblée autant de billets qu’il y a de filles appelées à tirer au sort. Il écrit ces mots Dieu vous a élue sur le nombre de billets correspondant aux aumônes disponibles ; sur tous les autres : Dieu vous console .

Ces billets comptés soigneusement « tous d’une même grandeur, roulez et enfermez avec une bague de fer, » se trouvent placés « en un pot couvert de linge ».

Ce pot est présenté à un enfant au-dessous de dix ans, n’étant point proche parent des filles à doter il doit avoir les bras nus et les doigts ouverts, et tirer les billets l’un après l’autre pour les distribuer aux candidates en commençant par celle du chef-lieu 24.

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