Rapp. 1817-1818, op. cit., p
40. Terme moyen des années 1813, 1814 et 1815, 8,164,496 liv, ster. et 6,129,844
Ainsi que le dit Larochefoucauld-Liancourt (4e rapp . , p. 6) « la taxe augmente donc des trois quarts en moins de cent ans, elle est aujourd’hui de 60 à 70 millions dans un royaume d’une surface et d’une population trois fois moindre que la France ; et malgré cette masse énorme et hors de toute proportion, destinée à secourir l’indigence, le nombre des pauvres et des mendians est encore en Angleterre bien considérable41. »
Le montant de ces impôts, prélevé sur les propriétaires, varie naturellement selon les localités ; toutefois l’augmentation existe partout. De plus les frais généraux s’accroissent dans une proportion bien plus rapide que la taxe elle-même, car, lorsque la somme imposée est considérable elle devient difficile à recouvrer, les habitants faisant tous leurs efforts pour éviter un fardeau écrasant.
Ceci posé, voici de quelle manière les administrateurs de la taxe des pauvres organisent les secours à domicile dont l’extension grandit chaque jour. Les magistrats soucieux de remplir leur tâche humanitaire prennent soigneusement note de la situation de ceux qui demandent assistance ; ils constatent le nombre d’enfants en bas âge, les ressources provenant du travail, et
liv. ster. D’après Nicholls (II, p. 466), le chiffre le plus élevé avant la loi de 1834
(4 and 5 Will.
IV, cap.
76) est
atteint en 1818, fonds affectés
aux pauvres :
7,870,801 liv. st.
, soit environ 196 millions. Morton-Eden (op. cit.,
p. 173) fournit
les chiffres suivants :