CHAPITRE VIII
médical « plus profond et plus saint 2 », règne également sur les bords du Tibre ; Cicéron combat la divination, la prétendue autorité des songes, ses paroles demeurent stériles 3. Tout le monde croit aux amulettes : pierres de diverses natures, plantes, animaux, formules mystérieuses gravées sur des anneaux, des plaques de métal
En Italie, ainsi que cela se pratique partout, les divinités ne sont pas invoquées seulement à cause des bienfaits que l’on doit en attendre, on les prie pour conjurer les maux qu'elles peuvent envoyer. La fièvre a trois temples à Rome, les médicaments appliqués aux malades y sont déposés ; usage destiné à calmer les agitations de l'esprit humain, écrit Valère Maxime 5.
Les déesses d’un rang secondaire, chargées de présider à la consolidation des os, à la formation de la chair, ont également des adorateurs 6. Les femmes enceintes invoquent Lucine et les divinités qui président aux naissances 7.
Primitivement, l’Asclépios grec (Æsclepius) n’a qu’un petit temple situé en dehors du potnerium 8 comme ceux de tous les dieux étrangers 9 . En l’année 291 (av. J.-C.), un sanctuaire lui est consacré dans l’île du Tibre. Ecoutons le résumé de la gracieuse légende d’Ovide 10.
Un horrible fléau dévaste le Latium ; le sang se corrompt dans