Suet., J. Cæs., XLII
LA BIENFAISANCE ROMAINE
romains s en mêlent, et pour réussir se font Grecs aussitôt : « Paucissimi Quiritium attigere, et ipsi statim ad Græcos transfugæ ».
Ces médecins, dont quelques-uns sont célèbres 31 , ne s’épargnent pas entre eux : compétitions éhontées auprès des malades riches, querelles d’écoles, sont affaires courantes. Galien raconte avec prolixité les bons tours qu’il joue aux confrères qui ne partagent point sa manière de voir. Il y a aussi les prétendus spécialistes, vulgaires charlatans que stigmatise Martial 32.
Les médecins ont une officine 33, souvent rendez-vous des oisifs 34, bien pourvue d’instruments 35 ; là se préparent les médicaments 36 ; le public peut même s’y procurer des poisons 37. On y donne comme en Grèce des consultations, ce qui n’empêche nullement les praticiens de se rendre à domicile.
Les petites opérations se font dans l’officine qui peut, à titre exceptionnel, abriter les malades pour quelques jours 38.
Les médecins ayant un peu de clientèle sont entourés d’aides chargés, selon l’énumération de Galien 35, de recueillir les herbes,
31. Maurice-Albert, Les Médecins grecs à Rome (in-18, Paris, 1894).