CHAPITRE IV
Ces pauvres marchent, un long bâton à la main, « ayant sur le dos une besace percée, qu'un lien tout usé attache à leurs épaules 13 » ; coiffés du petit bonnet mysien ; Aristophane nous les représente obligés d aller se chauffer dans les forges et les bains publics 14, rêvant aux moyens de gagner de quoi faire, avant de dormir, « un souper de pain, de bouillie assaisonnée de cresson, de poireaux, de thym ou d’oignons 15 ».
Examinons de quelle manière il est remédié à leur misère.
Il leur faut peu compter sur la générosité des particuliers 18 ; les citoyens qui font des largesses publiques, et il y en a, agissent habituellement dans un but politique en vue de capter les suffrages du peuple.
Il y a bien des associations religieuses, sans caractère professionnel, appelées: Thiases , éranes ou orgéons , ouvertes aux femmes, aux étrangers, aux personnes d’origine ou de condition servile ; elles se multiplient aux périodes macédonienne et romaine. Ont-elles un but philanthropique? Les documents permettent d’affirmer qu’il n’en est rien 17 : « C’est en exagérer la portée et en méconnaître la nature que d’y voir, comme on l’a fait, de la fraternité et de la charité 18 ».
parvenaient à faire un ensemble'complet ; car ce qui manquait à chacun pourfaire un tout, ils se l’empruntaient l’un à l’autre ( Anthologie grecque , épig., descriptives, n° 13).