‹ Histoire de la charité (volume 4)Chapitre 55 sur 142 · Aristophane, vers 300 à · texte numérisé non relu

Aristophane, vers 300 à

grand comique, quand il n’y avait qu’une seule obole à recevoir à Yekklesia , on y était assis et on y jasait à l’aise; maintenant on est accablé par la foule... 48 »

Spectacle identique au sein de toutes les villes démocratiques de la Grèce ou des colonies: Ephèse, Samos, Thespies, Halicarnasse, Rhodes, etc. 40.

Les dépenses annuelles qu’entraînent ces distributions sont considérables et donnent lieu à mille abus ; on voit des accusateurs insister, pour perdre l’accusé, sur le profit que les juges retireraient d’une condamnation, la saisie des biens devant assurer le paiement des honoraires des juges50; l’histoire mentionne trop souvent, d’un autre côté, des fonctionnaires donnant le triste exemple de dilapidations et de concussions.

Au bout de peu de temps, ce salaire produit ses effets accoutumés. Payé sur les fonds du Trésor pour mener une vie oisive, inutile à l’Etat, le citoyen passe ses journées aux tribunaux, les démagogues encouragent et favorisent ce système : « O peuple, dit Gléon, c’est assez d’avoir jugé une affaire, va aux bains, prends un morceau, bois, mange, touche le triobole ; » le triobole, conclut Emile Deschanel [art. cité , p. 353), la source des misères d’Athènes, une des causes de sa décadence.

Ces subsides des tribunaux et de l’Ekklesia, supprimés dans les conjonctures difficiles, ne tardent pas à être rétablis et ils paraissent encore insuffisants aux flatteurs de la multitude.

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