‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 100 sur 197 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

pelant les punitions encourues par désobéissance et ajoute : « Prenez vos mesures sur ces exemples, voyez comment Dieu condamne ce que nous croyons être bien fait ; il nous le prédit dans ces menaces! Ego justicias vestras judicabo. Prenez donc garde et obéissez à Dieu. »

N’oublions pas l’objection xxxix de l’édition de Rome non reproduite à Aix : « La réunion d'un si grand nombre de pauvres infectera le ciel et ils nous apporteront la peste avec leurs mauvaises odeurs. »

Le Père Guevarre répond que les malades sont dirigés de suite sur les hôpitaux ordinaires. Que les établissements recevant les pauvres sont tenus avec une grande propreté. L’enthousiasme du Père Jésuite pour cette œuvre est si grand qu’il n’hésite pas à affirmer qu’à Rome, les salles des palais de la noblesse n’ont point un air meilleur que celui de l’hospice des pauvres renfermés !

(( Quanto poi all’odore cattivo puô ciascuno chiarirsene da sè medesimo, girando una volta per tutto l’Ospizio, e vedrà che nelle sale de’ Palazzi di Roma non vi è punto migliore aria, ni miglior odore di quello, che sia nelle camere de’ Poveri delP Ospizio... » (p. 131)

L’interdiction de la mendicité et le renfermement des pauvres, forment, comme on le voit, deux mesures nettement approuvés à cette époque. G est la mise en pratique des doctrines de L. Vivès, de Juan de Médina, de Perez de Herrera, et autres écrivains du xvP siècle.

11 est bien entendu que l’organisation des secours doit être complète, en plein fonctionnement, de telle sorte que ceux-là seuls restent mendiants qui ne veulent pas travailler ou accepter les subsides réguliers des Bureaux établis. Les \pauvres du démon en un mot.

Sans cela nous retombons dans l’alternative posée par

il à donner rauniône aux mendiants publics déjà secourus par l’hôpital ? L’auteur n’a pas de peine à démontrer que ce serait, à bref délai, la ruine de cet établissement.

8. Ce Père nous fait connaître aussi (p. 131-132) qu’innocent XII s’intéresse tellement à cet asile qu’il lui envoie chaque jour la majeure partie des fleurs de ses jardins du Vatican et du Quirinal.

LE RENFERMEMENT DES PAUVRES

Duchâtel [De la charité p. 267) : « Quel crime a commis ce pauvre ? Il n’a pas de moyens d’existence, et la vie a des besoins pour lui comme pour le reste de l’humanité : là se réduit son délit. De quoi voulez-vous le punir avec vos lois et vos arrêts? De n’être pas riche, ou d’être homme ? Voulez-vous lui enseigner à vivre sans manger, ou à se trouver dans l’aisance sans argent ? »

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