‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 101 sur 197 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

LE RENFERMEMENT DES PAUVRES

DES DIVERS ÉTABLISSE3IENTS OUVERTS EN EUROPE POUR LE RENFERME- MENT DES PAUVRES, EN DEHORS DES HÔPITAUX GÉNÉRAUX ET DES

DÉPÔTS DE MENDICITÉ DE l’aNCIENNE FRANCE.

§ 1. — Espagne : albergues para los pobres ; casas de miser icordia.

A diverses reprises les Cortès forment des vœux pour la création de maisons destinées à abriter les malheureux, évitant ainsi l’extension de la mendicité Un projet dans ce sens est rédigé, en 1576, par le chanoine Miguel Giginta de Elna. Plus tard le doctor Cristôbal Perez de Herrera publie son important ouvrage analysé au chapitre premier de l’introduction du présent livre. Il préconise l’ouverture à' albergues dans lesquelles les pauvres réunis la nuit peuvent demander l’aumône durant le jour. Plusieurs établissements de cette nature se fondent à ; Tolède, Grenade, Séville, Gordoue, Valladolid.

Ces asiles donnent peu de résultats avantageux et les indigents se trouvent recueillis le plus souvent dans les casas de misericordia^.

1. D. Fermin Hernandez Iglesias, La Beneficencia en Espafia, op. cit., t. I, cap. XII, p. 253, t. II, appendice IX, D. Manuel Golmeiro, Hist. de la Econom. polit., en Espana, t. Il, cap. lu, p. 33.

2. En 1777, Charles III veut que l’on organise aux frais du trésor, dans toutes les résidences royales, des lieux de réclusion provisoire destinés à enfermer les ■mendiants qui doivent être dirigés ensuite sur l’hospice de Madrid {Nov. Recop.^ lib. VII. Tit. XXXIX. Ley XVIII, 18 novembre 1777).

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