Après eux suivoient tout le Clergé
5. Ari’ivant dans la maison destinée pour l’Hôpital, on mit à la droite dans la cour, les pauvres qui dévoient être enfermés et les autres à la gauche, la chapelle étoit petite. Monseigneur y entra avec le Clergé. Il entonna le Te Deumet le Domine salvum fac Regem, à quoy tout le peuple au dehors répondoit avec telle joye qu’il en versoit des larmes » (op. ci’C, p. 15). Conférer: Père Carayon, mémoire cité, passim.
23. (( En 1665 le Consistoire de Niort déclare qu’il vient au secours des protestants pauvres et ne les laisse pas vaguer, et qu’il ne veut pas en aidant l’hôpital contribuer à L'établissement des messes ». PVappier, Not. hist. sur l'hôp.-hosp. de Niort, avril 1845, op. cit., p. 21.
24. Establissement de l’hôpital général dans la ville de Bourges, in-4, 1659, chap. V, p. 25. Lettres patentes et régi, del’hôp. général d’Abbeville, in-4, 40 p. Paris, 1728. — « Par une délibération de tous les corps les habitants de ladite ville (d’Abbeville), il auroit été unanimement délibéré d’établir sous notre bon plaisir un hôp. général... » Dans son beau livre sur L'Assis. Pub. dans la généralité de Riom, Joseph Coiffier indique bien les étapes successives de la fondation d’un hôpital général (p. 92-93)
25. Mentionnons à titre d’indication seulement quelques lettres patentes ; 1664 Clermont ; 1665 Langres, Ne vers ; 1666 Orléans ; 1668 Le Mans, Thiers en Auvergne ; 1669 Bourges ; 1670 Doullens ; 1673 La Rochelle ; 1674 Angers, Issoire ; 1675 Gannat, Auxerre; 1676 Meaux; 1679Luçon; 1682 Laval ; 1684 Foiitenoy-le-Comte ; 1686 Carcassonne; 1691 Brest; 1702 S‘ Orner; 1704 LaFère, etc.
approbations, mais on reconnaît peu à peu qu’ils déplacent la mendicité sans la détruire. Dans une des lettres qui lui sont attribués, le P. Ghaurand écrit [ouvrage cité ^ p. 15) :
« Le rôle des pauvres étant fait à Treguier, les Magistrats ordonnent aux étrangers de vider (la ville) dans vingt-quatre heures, sous les peines de l’ordonnance et à toutes personnes de les loger sous les mêmes peines. Deux contrevenans sont emprisonnés, on les fait jeûner trois jours au pain et à l’eau, dans les cachots, et à la sortie ils donnent l’épouvante aux autres et tous s'enfuient. »
Ils s’enfuient, c’est parfait, mais ils reviennent. D’ailleurs les ordonnances d’avril 1681 et juillet 1724 tout en décrétant la répression de la mendicité en laissent la charge aux villes et aux hospices. Dès lors le renfermement des mendiants s’opère d’une façon intermittente, sans plan d’ensemble, confié de plus aux soins d’une police peu nombreuse, il ne peut souvent donner des résultats appréciables ^6.
Insensiblement les hôpitaux généraux deviennent de simplesasiles abritant des vieillards, des femmes, des orphelins, ils refusent d’admettre des vagabonds, des quémandeurs incorrigibles, rien n’étant préparé pour détenir et occuper ces hôtes dangereux. La plaie des faux pauvres s’étend comme par le passé et la Royauté se trouve amenée à recourir aux dépôts de