‹ Histoire de la charité (volume 5)Chapitre 120 sur 197 · CHAPITRE pr · texte numérisé non relu

CHAPITRE pr

DIRECTION ET ADMINISTRATION

§ 1er — prescriptions de V Église,

Les causes multiples : immoralité, esprit de libre examen, diminution de la foi, qui, au commencement du xvi® siècle, amènent les troubles relig^ieux de cette époque, contribuent aussi à la décadence des institutions charitables.

La disparition progressive de la lèpre entraîne (comme il est dit plus haut) la mainmise par une foule d’individus intéressés, sur des fondations séculaires. Contrairement aux prescriptions du concile de Vienne, certains hôpitaux sont encore donnés à titre de bénéfices. Des Seigneurs accaparent à leur profit les biens consacrés au soulagement des malheureux.

Les Pères réunis au concile de Trente font donc entrer les questions hospitalières dans leur plan général de réformes.

Ils n’innovent pas et se contentent, ainsi que le remarque Ratzinger 1, de rappeler le principe d’après lequel l’évêque doit surveiller et diriger tout ce qui a trait à la charité ; principe remontant aux origines de l’Église.

D’autres Synodes, antérieurs ou postérieurs, promulguent des prescriptions identiques.

Le concile de Sens (ou de Paris) 1528 « veut pour que les revenus des maladreries, hôpitaux et aumôneries, ne soient point employés contre l’intention des fondateurs 2, qu’il soit choisi

1. G. Ratzinger, Geschichte der Kirchlichen Armenpflege^ in-8, Dritier Theil, § 4, p. 463-464.

2. Dans le même sens lire une bulle de Clément VIII (J 597) relative à la maison de la Sainte-Annonciation de Naples (Bull., Magnum, p, 324).

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