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Canon. XXIX. Guérin, Somme des Conciles, t. III, p

4. Guérin, op. cit., t. III, p. 321. Ratzinger, op. cit., p. 469.

5. Le synode tenu à Peterkan (Petercavense), Pologne, 1577, dans son canon 35*, recommande également aux évêques le soin des hôpitaux et la charité envers ceux qui souffrent.

6. Const. Syn. provin., Beneventanae, tit. XXXI. De religiosis Domibus, ut Episcopo sint subjectae. Acta, et décréta sacrorum concilioriim recentiorum. Gollectio Lacensis, t. I, p. 62. Herder, Friburgi Brisgoviae, 1870.

DIRECTION ET ADYIMSTRATION

Un second synode tenu dans la même ville (1698) porte son attention sur les fraudes qui peuvent s’exercer lors de la vente des produits appartenant aux maisons charitables. Afin d’éviter tout concert coupable entre vendeurs et acheteurs, il exige la présence d’un ecclésiastique représentant l’évêque^.

Nous terminons cette rapide revue par le Concilium provinciale Avenionense (1725), affirmant à son tour, que les administrateurs doivent rendre compte de leur mandat comme s’ils étaient comptables du sang du Christ. « Dumque eorum bona non minus religiose administrant, quam qui de Christi sanguine rationem reddituri sunt^. »

Telles sont les décisions unanimes de l’Eglise. Bien des Evêques y conforment leur conduite et savent se montrer de plus en plus soucieux des intérêts sacrés des asiles de la charité.

En Allemagne, à la fin du xvi® siècle, suivant l’élan imprimé par le concile de Trente, nombre de synodes particuliers s’occupent activement de la réforme des hôpitaux (Ratzinger, op. cit..^ p. 333-343).

Le prince évêque de Wurzbourg, Echter de Mespelbrunn, montre un zèle admirable pour le relèvement de son clergé et de son diocèse. 11 fait preuve d’un amour inlassable envers les déshérités; on le voit constamment inspecter les hôpitaux, réviser leurs statuts. Les établissements d’Arnstein, de Garlstadt, d’Ebern, de Heidingsfeld, etc., sont des monuments durables de son activité.

7, Tit. VI, cap. IV « Quoniam vero in nonnullis Provinciae locis in vendendis bonorum ad pia loca spectantium fructibus fraudes non raro exoriuntur, ut scilicet, dum lana, coria etalia hujusmodi in ipsis locis licitationi exponuntur, inter vendentes et enientes collusiones fiunt : ad bas evitandas acta in Dioecesi coram Vicario foraneo, et in civitate coram Vicario generali sive de ejus mandate, conficiantur » {Collée. Lacensis, op. cit., t. I, p. 134).

8. Suivent de nombreuses prescriptions concernant le régime intérieur des maisons hospitalières et sur lesquelles nous aurons maintes fois à revenir {Collée. Laeensis, t. I, p. 468 et sqq.). Il existe de la même année un concile tenu à Rome du 15 avril au 29 mai (Gollect. Lacensis, t. I, p. 345 et sqq.). Le titre XXIIL, cap. II, reproduit les règles du concile de Trente, en ce qui concerne la reddition des comptes, op. eit., p. 385. Suit : « Instructio s. Gong. Goncilii Romani, a. 1725^ pro Episcopis. .. super modo conficiendi relationes statuum suarum Ecclesiarum, quas occasione Visitationis sacrorum liminum eidem Sacrae Gongregationi exhibere tenentur... § VII, n“ v « An infirmorum Hospitalia visitaverit, reddituum rationes ab Administratoribus exigent, et an Infirmis necessaria quoad salutera animae et corporis in eis subministrentur. » {Collee. Laeensis, t. I, p. 426.)

« L’évêque Jules, écrit le docteur van Gennep, au retour d’unvoyage en Franconie, est vénéré dans son pays, comme le père des pauvres et des malades ; sa libéralité envers les maisons fondées pour l’adoucissement des misères humaines lui conquiert tous les cœurs. Il visite souvent les infirmes, les console, les encourage ; il est présent partout et préside à tout ; beaucoup de malheureux sont soignés de ses propres mains. Sa plus noble création est le magnifique hôpital de Wurzbourg, capitale de l’évêché. Peu d’asiles de ce genre peuvent lui être comparées. C’est l’hôpital général du pays fondé pour recevoir toutes sortes de pauvres, de nécessiteux. Là on leur prodigue des soins assidus, on leur donne gratuitement des remèdes »

Dans les contrées soumises à la domination austro-espagnole, malgré les réserves qui accompagnent la publication du concile de Trente et la tendance marquée à faire prédominer l’autorité municipale en matière d’assistance, le concours des évêques et du clergé est accepté pour mieux surveiller les fondations charitables et assurer la reddition des comptes *L

En 16i0 les statuts, ordonnances et règlements de la maison des anciens Prêtres sont renouvelés et publiés : par autorité de monseigneur le Révérendissime Evêque, les dignités et Chapitre de la cathédrale de Tournai (Delannoy, op. cit., p. 128-133)

9. Jean Janssen, op. cit.., t. V, p. 248-249, et t. VII, p, 418-419.

10. Ces décrets ne sont reçus que sous réserve << de l’administration jusques ores usitée par les loix, magistrats et autres gens laïques sur hospitaux et autres fondations pieuses. » Le Prince de Starhemberg, gouverneur général ad intérim des Pays-Bas, écrit au Cardinal-Archevêque de Malines, le 17 juin 1781 :«... Je ne puis cacher à Votre Éminence, qu’il est notoire et incontestable dans ces provinces, que les évêques n'y ont point de juridiction, ni de surveillance proprement dite, sur les biens et revenus des hôpitaux et autres maisons pieuses, mais que l’une comme l’autre appartiennent de droit et selon un usage immémorial aux magistrats et juges séculiers, en faveur desquels il se trouve même une réserve expresse à cet égard dans les modifications apposées au concile de Trente lorsqu’il a été reçu aux Pays-Bas » [Docum. parlem. Belges., op. cit., t. I, p. 245 et 277). Voir aussi le remarquable ouvrage du P. A. Müller, in-8, 1909, p. 17.

11. Placard de Philippe II sur l’exécution du synode provincial de Cambrai, 10 juin 1587. Placard des archiducs Albert et Isabelle sur la réception du synode de Malines, 31 août 1608 {Placards des Flandres, t. II, p. 88 et 129. Docum. parlem. belges, op. cit., 1. 1®% p. 245-246).

12. L’hôp. Notre-Dame de Tournai est de tout temps dirigé par un hôtelier chanoine de l’église cathédrale. 11 est seul administrateur de la maison qui n'est pas une prébende. Plusieurs de ces chanoines instituent l’établissement légataire universel de tous leurs biens (Delannoy, op. cit., p. 20-21).

DIRECTION ET ADMINISTRATION

Saint Charles Borromée montre de son côté une activité constante pour la consolidation et le relèvement de tous les asiles affectés au soulagement du malheur; il multiplie les synodes provinciaux et tient à faire sentir partout la main tutélaire du pontife, car dans nombre de localités de la haute Italie les théories protestantes s’infiltrant d’une manière insensible amènent la décadence de bien des œuvres

Les efforts du pieux cardinal obtiennent d’heureux résultats ; il rencontre cependant quelque résistance de la part d’administrateurs impatients de tout contrôle. Les recteurs de l’hôpital de Crémone se retranchent derrière les immunités accordées par le Souverain Pontife à l’établissement, et s’opposent à ce qu’ils appellent les empiètements de l’autorité éjiiscopale

A Rome, l’archihôpital du Saint-Esprit en Saxe est dirigé et desservi par les religieux de cet ordre. Toutefois Eugène IV investit des fonctions de supérieur un prélat dépendant immédiatement de lui. Le premier de ces Commandeurs est Pierre Barbo, neveu d’Eugène IV et plus tard pape, sous le nom de Paul IL Jules III supprime cette dignité, rétablie par Paul IV (1556) 15.

Dans la République de Venise la bienfaisance relève à la fois du Sénat, des procurateurs de Saint-Marc et du Conseil des Dix, En 1561 le Sénat élit un comité de trois sénateurs, sous le titre de Provveditori sopra Ospitali e Luoghi Pii ; leurs fonctions consistent à examiner les testaments faits en faveur des œuvres pies ^ revoir les statuts et règlements de ces institutions.

Le Doge possède le jus patronato l’hôpital de la Pitié,

13. « Le opéré di mutuo sussidio cristiano erano si rattiepidite, cheil nostro cronista e conservatore Toramassin Lancillotto ebbe a dire che i Modenesi dimentichi délia carità seconda i principii de’ nuovi maestri credevâno d'andare in Paradiso in calze solate, dicendo che Gristo avea pagato per noi » {Riforma degV istituti pii délia Cilla di Modena, in-8, in Modena, 1787, parte 1% cap. I,

14. Ces Régents sont: « sedici sapienli e prudenli cilladini. » « Mai Reggenti, gelosi custodi, corne si dissero, de l’indipendenza accordata da tre Papi ail’ Ospitale, si opposero alla copmiinata visita delE Arcivescovo, perché supponeva giurisdizione, e non ave va esempio alcuno negli anni antecedenti. » La lutte se poursuit durant les xvii® et xviii® siècles (F. Robolotti, Sloria... del Vospilale maggiore diCremona^ in-8, 1851, I, p. 35-36).

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