Favatier, op. cit., p
29. D'’ Langlet, Un bureau de santé au XVIP siècle. La peste de 1635. In-8, 127 p Reims, 1898, p. 33 et suiv.
LES MALADIES ÉPIDÉMIQUES
deux officiers de santé, un appariteur, et rend de grands services.
L’année 1576, le président de ce conseil, le sénateur Gerolamo Monti, méprisant le danger, sans souci de sa vie, se sacrifie pour sa patrie ; déjà âgé, plus robuste d’esprit que de corps, il se rend en personne dans les villages suspects, donnant l’exemple à tous et prenant les décisions les plus utiles
§ 4. — Les mesures générales d' hygiène.
Les bureaux ou conseils de santé, comme antérieurement les autorités municipales, ont recours aux mesures d’hygiène pour combattre le fléau
Des dispositions presque identiques sont prises partout, aveo plus ou moins de succès ; il suffît donc de noter ici, à titre d’exemples, quelques-unes de ces prescriptions.
En premier lieu, on se préoccupe de la voirie, de la propreté des rues et ruelles, de l'enlèvement des immondices
Nettoyer ou faire nettoyer les rues et venelles et en ôter ou faire ôter toutes immondicités, eaux puantes et ordures, sous peine d’amende arbitraire. Défense aux bouchers de mettre « aucuns fumiers, boues, sang, tripailles, ossements, pieds et cornes parmi lesdites rues et venelles ni hors de leurs étables et maisons, mais incontinent ayent à les mettre hors la ville »
« Faut d’ailleurs commander à son de trompe et cry publicq à tous les habitans de tenir leurs maisons nettes et ne permettre qu’on y fasse amas d’aucuns fumiers, comme de service ou cuisine, lesquelles maisons on pourra ouvrir le matin et le soir avant se coucher, parfumer avec quelque bois odorant de laurier, rosmarin, lavande, sauge, tin... » (Ville d’Agen, 1629^^).